Cartel Boulle Dubois
Restauration d’un cartel Boulle Dubois en écaille brune d’époque Louis XV, dont le cadran porte une gravure au chiffre de Louis XV.
Restauration . Conservation . Création
Restauration d’un cartel Boulle Dubois en écaille brune d’époque Louis XV, dont le cadran porte une gravure au chiffre de Louis XV.
Ce secrétaire à pan coupé Louis XVI porte l’estampille de J.G. Schlichtig. Il associe des placages de bois de rose, de satiné (sur les côtés) et d’amarante sur un bâti en chêne et résineux. Par ailleurs, il s’ouvre par deux vantaux inférieurs, un abattant central et un tiroir supérieur. De plus, l’intérieur comprend six tiroirs et trois niches. Enfin, avec ses 1,20 mètre, c’est un secrétaire de dame. Jean-Georges Schlichtig († février 1782) Jean-Georges Schlichtig est un ébéniste parisien d’origine germanique, reçu maître le 2 octobre 1765. Il s’installe d’abord […]
Nous avons achevé la restauration de ce bibus de style Louis XV, d’époque Napoléon III, estampillé Léon Dromard. Sa structure en chêne est plaquée de bois de violette. Par ailleurs, son style rappelle beaucoup les meubles de Pierre IV Migeon au XVIIIe siècle. Mais savez-vous ce qu’est un bibus ? C’est un petit meuble de rangement ouvert, apparu au XVIIIᵉ siècle, pour accueillir livres et objets décoratifs. Apprécié pour sa légèreté et son élégance, il s’impose donc vite dans les intérieurs raffinés. Puis, au XIXᵉ siècle, le goût pour les […]
Restauration d’une Psyché d’époque Louis XVI/Directoire estampillé par Adam Weisweiler. Ce meuble constitue l’une des innovations du mobilier de la fin du XVIIIe siècle. Bien plus qu’un simple accessoire de toilette, il représente une évolution significative dans la conception des meubles destinés à l’usage privé. Son apparition accompagne les mutations des modes de vie, le développement de nouveaux espaces domestiques et l’évolution des pratiques liées à la présentation de soi. Pour l’historien du mobilier comme pour le restaurateur, la psyché constitue un objet particulièrement intéressant. Elle témoigne à la fois […]
Restauration d’un secrétaire à abattant de style Transition, réalisé au XIXᵉ siècle, en placage de bois de rose et amarante sur un bâtis de chêne. Ce secrétaire est une interprétation érudite des modèles parisiens des années 1765-1775. Il s’inspire directement du célèbre secrétaire attribué à l’ébéniste Philippe-Claude Montigny conservé au Musée des Arts Décoratifs. Le rapprochement avec le modèle du musée saute aux yeux : il apparaît dans la conception architecturée du meuble, dans le traitement du piètement à décrochements ainsi que dans l’utilisation d’une ornementation de bronze d’inspiration « goût grec ». […]
Restauration d’une table en noyer massif à décor marqueté « aux caprices architecturaux » et « aux herbes folles ». Elle vient du Tyrol autrichien et date du milieu du XVIIe siècle. Elle repose sur quatre pieds tournés en torsades, ornés de boules aplaties. De plus, une entretoise en X relie ces pieds entre eux. Enfin, un large tiroir s’ouvre en façade, sous un plateau rectangulaire. Un plateau richement marqueté D’abord, une bordure en palissandre encadre le plateau. Ensuite viennent des bandes délimitées par de larges filets de chêne des […]
Restauration d’une cave à liqueur Napoléon III en marqueterie d’écaille de tortue et laiton. La cave à liqueur Meuble élégant et ingénieux, elle fait son apparition à la fin du XVIIIe siècle. D’abord conçue pour les longs trajets en carrosse, elle permettait de transporter et de servir aisément des liqueurs. Son véritable essor se produit toutefois au XIXe siècle. Elle devient alors un symbole du raffinement et de l’art de vivre à la française. Ce meuble se présente sous la forme d’un coffret, appelé « caisson », dont les parois […]
Félicitations à Léo, stagiaire à l’atelier ! Il a réalisé ici sa première restauration. Il s’agit d’un secrétaire de dame, aussi appelé billet doux, estampillé Louis Majorelle. Billet doux Le billet doux apparaît en France à la fin du XVIIIe siècle. Il se développe surtout sous Louis XVI, puis sous la Restauration. C’est un meuble intime et raffiné, conçu pour la correspondance. On le place donc souvent dans un boudoir ou une chambre. Plus tard, au début du XXe siècle, Louis Majorelle contribue à le remettre au goût du jour. […]
Restauration d’une table de salon Louis XV, réalisée à La Rochelle au milieu du XVIIIe siècle. Cette pièce se distingue par son plateau parqueté en alternance de bois de rose et d’ébène. Elle s’ouvre par un tiroir intégré à la ceinture de façade, dont les ceintures chantournées et les pieds galbés à huit pans témoignent d’un savoir-faire exceptionnel. La table est exclusivement fabriquée en bois de rose massif pour le piétement, le parquetage du plateau et les caissons du tiroir, tandis que le bois d’ébène massif est utilisé pour le […]
Intervention de conservation sur cette commode d’époque Régence. Elle se distingue par sa forme arbalète et par son placage de palissandre, garni de bronzes dorés, sur une structure en chêne et résineux. Notre mission a d’abord consisté à stabiliser les surfaces plaquées par injection de colle protéique. Ensuite, les lacunes ont reçu des greffes de palissandre neuf, scié, raclé et poncé. Puis ces greffes, vernies au tampon, ont pu s’oxyder naturellement aux UV. Enfin, nous les avons mises à la bonne épaisseur en contre-parement, puis collées à la colle chaude. […]
Restauration d’une commode d’époque Régence, estampillée Nicolas-Jean Marchand. Elle est plaquée de bois de violette en frisage pointe de diamant, sur un bâti de chêne. Elle ouvre par quatre tiroirs. Par ailleurs, une garniture de bronzes ciselés au C couronné orne l’ensemble. On y trouve d’épaisses poignées tombantes et de grandes rosaces godronnées. S’y ajoutent des entrées de serrure en cartel et des chutes d’espagnolettes, terminées par des sabots en serres d’aigle. Le C couronné L’édit royal de 1745 impose aux bronziers une marque distinctive : un « C » […]
Voici le dernier gros projet de restauration entrepris par Raphaël, notre apprenti. Il s’agit d’une paire de commodes de style Louis XV portant une estampille inconnue, C.C.S, qui pourrait être attribuée à Charles Claude Saunier, une œuvre de jeunesse de ce dernier. Veuillez trouver ci-dessous le compte rendu détaillé du travail réalisé par Raphaël. Bonne lecture. Restauration d’une paire de commode Louis XV Ce projet de restauration porte sur deux commodes sauteuses, conçues selon les canons esthétiques et techniques du style Louis XV. Ce style se caractérise par ses lignes […]
Restauration d’une bibliothèque basse de style Louis XIV, en marqueterie Boulle d’écaille de tortue brune et de laiton, ébène et ornementation de bronze ciselé et doré. Sa façade à ressaut central s’ouvre sur trois vantaux vitrés à motifs de volutes et feuillages. Par ailleurs, elle repose sur des pieds en gaine. Ce type de meuble bas en trois parties a d’ailleurs été l’un des grands succès de Boulle, qui en a lui-même proposé plusieurs variantes. Ainsi, le Musée du Louvre en possède pas moins de six exemplaires. En effet, ces […]
Pour notre premier projet de l’année, il fallait stabiliser, consolider et restituer, tout en conservant la finition et en harmonisant l’ensemble. Avant tout, nous voulions préserver l’histoire et l’identité de l’objet, sans aucun démontage. Un chef-d’œuvre de l’horlogerie parisienne du Grand Siècle Cette remarquable pendule dite en tête de poupée illustre l’horlogerie parisienne de la fin du XVIIᵉ siècle, en plein règne de Louis XIV. Sa forme est architecturée : un corps circulaire, flanqué de ressauts, porte un riche couronnement de bronzes dorés. En effet, ce type apparaît vers 1670-1680 […]
Cette commode demi-lune d’époque Louis XVI est estampillée de l’ébéniste Jacques Laurent Cosson. Elle appartient à une production datant probablement de 1780 à 1790. Elle constitue un témoignage exceptionnel du mobilier peint à la fin de l’Ancien Régime. Elle appartient à un corpus très restreint, dont on ne connaît actuellement que sept exemplaires. Les meubles peints français du XVIIIᵉ siècle, très recherchés, forment aujourd’hui l’un des champs les plus inventifs de l’ébénisterie parisienne à la veille de la Révolution. Cette commode, de forme galbée en demi-lune, repose sur quatre pieds fuselés […]
Restauration d’un secrétaire, communément appelé « secrétaire en armoire » ou « secrétaire à abattant », portant l’estampille MIGEON. Ce meuble se distingue par sa façade en arbalète, s’ouvrant par un abattant pivotant qui révèle neuf petits tiroirs galbés. L’intérieur de l’abattant est revêtu de cuir. L’« armoire » elle-même s’ouvre à deux vantaux. L’ensemble de la façade est plaqué de quatre panneaux en frisage de bois de violette, découpés obliquement en ailes de papillons. Chaque compartiment est orné d’un décor en quartefeuille en ailes de papillons, inscrit dans un […]
Restauration d’une paire de fauteuils d’époque Directoire (vers 1795-1805), en acajou massif, sauf les traverses, qui sont plaquées. Ces sièges ont les lignes sobres et équilibrées du style Directoire. En effet, ce style fait la transition entre la rigueur Louis XVI et les codes du Consulat. Les assemblages sont à tenon et mortaise. De plus, des supports tournés prolongent les accotoirs droits, comme souvent à la fin du Directoire. Quant aux pieds, ils sont tournés en balustre et s’affinent vers le bas. Une moulure simple encadre les dossiers rectangulaires. En […]
Il s’agit de la première restauration de cartel réalisée par Raphael, portant sur ce cartel Louis XV en marqueterie Boulle d’écaille de tortue brune et laiton. La restauration d’un cartel constitue une tâche complexe nécessitant un investissement considérable en temps et en minutie. Les formes courbes rendent le collage délicat. Il faut généralement recoller de vastes sections des éléments en laiton. Constat d’état Ce cartel présentait un encrassement généralisé, un vernis oxydé et terni, ainsi que plusieurs soulèvements et manques dans la marqueterie laiton-écaille. De plus, on observait des décollements […]
La restauration de cette table à manger Empire est désormais achevée. Les travaux se sont principalement concentrés sur la finition. Nous avons procédé au retrait du vernis polyuréthane préalablement appliqué et avons réalisé un vernis au tampon sur le plateau en acajou massif et son piétement quadripode à décor de col de cygne et de griffes de lions. Le bandeau est à décor de frise de chêne. Long x Larg = 162 x 140cmLong x Larg avec allonges = 252cm
Allègement de finition sur une armoire de mariage de Bayeux. Elle se distingue par ses motifs de cygnes, de personnages et d’attributs de chasse et de musique. Réalisée en chêne maillé, aussi appelé « merrain », elle provient de la plaine de Caen et date de la première moitié du XIXe siècle. Nous avons allégé la finition cirée, pour éliminer les multiples couches de cire teintée qui assombrissaient tout le meuble. Ce travail a révélé la magnifique teinte blonde miel du chêne et de sublimer l’exceptionnel travail de sculpture de […]
Restauration d’une commode à ressaut central d’époque Louis XVI, estampillée JF LELEU. Entièrement bâtie en chêne, elle est plaquée d’amarante, de bois de rose, de buis, de loupe d’érable teintée et d’érable gris tabac. Une frise de postes orne le tiroir du haut. Sur le ressaut, des grecques et des fleurons s’inscrivent dans une mosaïque d’hexagones, dite « marqueterie à la reine ». Elle compte trois tiroirs, dont deux cachent des tiroirs à traverse. Par ailleurs, ses montants avant sont à pans coupés et cannelures simulées. Enfin, ses pieds en […]
Restauration d’une armoire de style Régence, sans doute des années 1740, estampillée Pierre IV Migeon. On peut d’ailleurs la voir aussi comme une bibliothèque. Son bâti est en chêne et résineux. Elle est entièrement plaquée de bois de violette, de palissandre sur le dessus et de noyer à l’intérieur. Les portes portent un frisage en ailes de papillon. En revanche, les côtés présentent un décor en carré, typique de Migeon. Une moulure de laiton demi-ronde borde la corniche à doucine. Enfin, des cannelures de laiton, terminées par des rondelles, ornent […]
Restauration d’un bureau d’époque Empire, plaqué de ronce d’acajou sur une structure en chêne. Ses quatre pieds en « cuisse de chimère » sont reliés par des entretoises. Ils se terminent par des griffes de lion. Le style Empire Le style Empire naît au début du XIXᵉ siècle, sous Napoléon Ier. En effet, l’Empereur veut une esthétique nouvelle, grandiose, à la hauteur de son pouvoir. Héritier du néoclassicisme, ce style puise dans l’Antiquité grecque, romaine et égyptienne. Les fouilles de Pompéi et d’Herculanum l’inspirent, tout comme la campagne d’Égypte. Ce […]
Voici une table provençale d’époque Louis XV, ainsi qu’un ensemble de cuivres. Ces derniers datent en partie du XVIIIe siècle et en partie des deux premiers tiers du XIXe siècle. Vernis, ils sont en parfait état. Les étains, quant à eux, datent du XVIIIe siècle. De même, la dinanderie et ses ustensiles en fer sont du XVIIIe siècle. Certains ustensiles sont d’ailleurs plus anciens, ce qui est très rare. Je propose ces objets à la vente. Donc, si vous êtes intéressé(e), n’hésitez pas à me contacter. Table provençale Il s’agit […]
Restauration d’un petit cabinet de table (hauteur 14,3 cm, largeur 17,3 cm, profondeur 13 cm), sans doute un modèle de voyage. Il est en bois massif, avec un décor d’intarsia sur toutes ses faces. Un abattant y cache huit tiroirs ; d’ailleurs, celui du bas en simule deux. Sa composition est très riche, puisqu’elle associe huit essences. Le bâti est en sapin, et en cerisier pour les parties visibles. De larges réserves centrales en érable sycomore y sont incrustées. Autour, des bandes de prunier les encadrent, puis un filet de […]
Restauration d’une commode d’époque Régence, coiffée d’un marbre de Rance de 30 mm d’épaisseur, mouluré en bec-de-corbin sur ses contours. Galbée en plan et en élévation, en façade comme sur les côtés, elle est plaquée d’amourette et de satiné. Elle compte quatre tiroirs (en simulant six), sur trois rangs. Ses volumineux sabots évoquent les pattes griffues d’un dragon. Elle est ornée de cannelures de laiton et d’une garniture de bronzes ciselés et dorés : cadres ciselés de feuilles d’eau encadrant les tiroirs, épaisses poignées tombantes à coquilles, larges platines aux […]
Suite et fin de la restauration de cinq cartels en marqueterie Boulle débutée il y a quelques mois. Voici donc un cartel Régence et sa console en marqueterie d’écaille brune et de laiton sur un bâti de chêne. La mesure du Temps Depuis toujours, l’homme cherche à mesurer le temps. D’abord vient le gnomon, simple bâton planté dans le sol, ancêtre du cadran solaire. Ensuite viennent la clepsydre, où l’eau s’écoule, puis le sablier, sur le même principe. Grâce à ces procédés, les hommes organisent leur vie sociale, religieuse et […]
Restauration d’un ensemble de quatre tables gigognes d’époque Art nouveau, réalisées par les établissements Gallé. D’ailleurs, chaque plateau porte leur signature en marqueterie. Le piétement en hêtre est orné d’un décor naturaliste de branches d’arbres. Par ailleurs, les plateaux présentent des marqueteries de narcisses, de paysages de bord de mer et de chatons qui lapent. Enfin, ces marqueteries associent le frêne, le noyer, l’érable sycomore, le palissandre, l’acajou, la loupe de noyer et l’orme. Émile Gallé (1846-1904) Émile Gallé est une figure emblématique de l’Art nouveau. Il est en effet […]
Nous poursuivons la série de cartels commencée il y a quelques mois. Voici donc quelques images de la restauration de ce cartel Louis XV en marqueterie d’écaille brune et de laiton sur un bâti en chêne. Constat d’état La structure présente un état de dégradation important et un recollage des assemblages semble nécessaire. L’ensemble des marqueteries est décollé ou présente des signes de déshydration des colles. De plus, le cartel a été fortement poncé, ce qui a entraîné la disparition de toute trace de gravure sur les éléments en laiton. […]
Restauration terminée pour ce bureau à placage d’ébène de Macassar (Diospyros celebica). Originaire d’Indonésie, il est également appelé Bois d’ébène d’or ou Coromandel. Longtemps utilisé en construction au Japon, cet arbre peut atteindre quarante mètres de haut. Son nom provient du port de Makassar, d’où étaient exportées les grumes.
Restauration d’un cabinet anglais de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle, plaqué de noyer et d’érable. Il porte cette marqueterie si particulière en libres arabesques, dite seaweed parce qu’elle évoque les algues du fond de la mer. On associe traditionnellement la marqueterie « seaweed » aux ébénistes hollandais et flamands de la seconde moitié du XVIIe siècle, en particulier à Gerrit Jensen. En effet, en 1689, Guillaume III d’Orange monte sur le trône d’Angleterre avec ses ébénistes. Puis les persécutions religieuses sur le continent en font venir d’autres. […]
Restauration d’un cartel à poser en marqueterie dite Boulle, d’écaille de tortue brune et de laiton, orné de bronzes ciselés et dorés. Il présente ainsi un coq monumental (emblème royal), un mascaron central à tête de satyre, des cariatides et deux colombes sous une coupole drapée. Par ailleurs, le mouvement porte la signature GRIBELIN. Nicolas Gribelin Nicolas Gribelin, fils d’Abraham Gribelin, Valet de Chambre-Horloger du Roi, naît à Blois le 27 novembre 1637. À la fin du XVIIe siècle, il compte d’ailleurs parmi les horlogers les plus renommés de son […]
Ce secrétaire d’époque Louis XVI porte l’estampille de Martin Ohneberg. Chef-d’œuvre de sobriété et de raffinement, il associe une structure en bois massif à du bois de rose et à un somptueux placage de satiné rubané. Ainsi, ses veines dorées et sinueuses apportent éclat et profondeur. Par ailleurs, l’ornementation reste sobre mais précieuse. En effet, des encadrements de bronze ciselé, délicatement fleuris, soulignent les lignes nettes du meuble, typiques du goût néoclassique. Martin Ohneberg D’origine germanique, Martin Ohneberg (1738 – ?) fut actif à Paris dans les dernières décennies du […]
Restauration d’un cartel Régence en marqueterie d’écaille de tortue brune et de laiton, au bronze d’Atlas portant le cadran. L’ensemble présentait d’ailleurs d’importantes altérations structurelles et décoratives. Elles nécessitaient donc une intervention complète, selon les principes de la conservation-restauration. Constat d’état Ce cartel, datant probablement du début du XVIIIe siècle, présentait les marques du temps : soulèvements de la marqueterie, décollement de l’écaille, oxydation du laiton et multiples lacunes. De plus, le bronze d’Atlas, penché sous le poids de la voûte céleste, était noirci. En effet, des décennies de poussière […]
Un bureau, une estampille, trois ébénistes ? Ce bureau est un chef-d’œuvre de l’ébénisterie française. À lui seul, il incarne l’aboutissement du goût néoclassique du XVIIIe siècle. Pourtant, une question surgit aussitôt : pourquoi trois ébénistes pour un seul bureau ? En fait, la réponse tient à un mélange de succession, de talent, de collaboration et d’opportunisme, typique de l’artisanat de l’époque. Ce bureau plat, dit « à la grecque », est un parfait exemple du style Louis XVI. Il associe une marqueterie d’amarante, de satiné et de bois de […]
Petite restauration/Conservation pour ce joli cartel Régence signé des frères Dumont à Besançon. Quelques petite recollages et restitution de manques de laiton et écaille ont été réaliser sur ce cartel avant de reprendre la finition à la gomme laque. Les bronzes ont été déposés et nettoyé à la vapeur d’eau avant d’être remontés.
Restauration d’un bureau plat double face à caisson d’époque Régence, plaqué uniquement de bois de violette. Ses côtés présentent un frisage en pointe de diamant, tandis que les faces des tiroirs forment un motif de dosse inversé. Chaque face ouvre par quatre tiroirs en ceinture, avec un tiroir central d’un côté. Par ailleurs, une lingotière ceint le plateau, garni d’un cuir doré aux petits fers. Le bureau repose sur huit pieds cambrés terminés par des sabots de capridé. Surtout, il porte deux bronzes emblématiques du corpus d’André Charles Boulle : […]
Restauration d’une commode bombée en façade, plaquée en feuilles de satiné à doubles filets de buis dans des encadrements d’amarante. Le bâti est en sapin et les caissons de tiroirs en noyer. Elle ouvre par quatre tiroirs sur trois rangs. Ses bronzes ciselés, de belle qualité, ne sont pas dorés comme d’habitude, mais argentés. Les montants sont plaqués en fac-similé de cannelures de laiton. Les côtés, à décor d’un losange inscrit dans un rectangle, reprennent la formule décorative du placage de la façade. Elle est coiffée d’un marbre Campan vert […]
Restauration d’une vitrine à deux corps d’époque Louis XIV en placage de cèdre, férréol et merisier, aux moulures de bois fruitier noirci. Avec sa façade et ses côtés plats, elle ouvre en bas par deux vantaux. En haut, en revanche, deux portes grillagées s’ouvrent sous une corniche droite. Enfin, l’ensemble repose sur des pieds boules. On trouve d’ailleurs ce type de marqueterie sur des meubles de la seconde moitié du XVIIe siècle. Constat d’état Ce meuble présentait de multiples altérations. D’abord, côté bâti, les fonds cloués assuraient l’équerrage et la […]
Restauration d’un secrétaire Transition plaqué de bois de rose et d’amarante, avec de fausses cannelures simulées en buis et ébène. Le bâti est en chêne et résineux. Comme souvent sur les secrétaires, une des principales dégradations se trouve au niveau des joues de pivots de l’abattant qui ont éclaté et endommagé le bâti et le placage. Nous avons d’abord restitué le bois massif qui assure le maintien et le bon ajustage de l’abattant. Nous avons ensuite comblé les manques de placage d’amarante. Nous avons bridé en contre-parement, sous le cuir, […]
Restauration d’une encoignure d’époque Régence en placage de palissandre de Rio sur un bâtis en résineux. Il y avait peux de dégât sur ce meuble mis à part les manques de cannelures et des greffes d’acajou sur les traverses basse et haute. Le travail a donc consisté à remplacer les greffes d’acajou par du placage de palissandre scié, raclé et poncé avant collage à la colle chaude. Les cannelures de laiton ont été restituées et ajustés afin d’épouser parfaitement leurs emplacements. Une finition au vernis au tampon à été apiquée […]
Une petite cure de jouvence pour cette imposante commode de la région lyonnaise. Quelques greffes de noyer, un peu de sculpture, une bonne régénération de la finition cirée et surtout une bonne dose d’huile de coude auront permis à ce meuble de retrouver tout son éclat.
Restauration d’un cabinet ouvrant par neuf tiroirs à boutons d’ivoire tourné, disposés sur cinq rangs : six petits tiroirs aux rangs supérieurs, un petit tiroir central et deux larges tiroirs en partie basse, chacun simulant deux tiroirs. Le cabinet s’encastre dans un piétement qui ouvre lui-même par un large tiroir en ceinture. Ce piétement repose sur quatre pieds facettés, reliés par une entretoise plate en forme de cadre et ponctués de pieds boules. Ce pied à huit pans caractéristique du mobilier anversois permet de dater ce cabinet vers 1660, à la […]
Restauration d’une rare caisse de pendule de la fin du XVIIeme siècle en marqueterie à quatre couleurs ou aussi appelé « peinture en bois ou au Jasmin ». Celle ci est composé d’érable, de poirier, de buis et d’érable teinté en vert sur fond d’ébène. A noté que le piétement à probablement été reporté ultérieurement. Plusieurs styles graphiques composent ce meuble. On y trouve rinceaux et acanthes, bouquets de fleurs mais aussi un oiseau sur le fronton. Le bâtis est en noyé ainsi que les moulures qui sont teintées en noir. Un […]
Restauration d’un cartel du XVIIIe siècle, d’époque Louis XV, en vernis Martin à fond de laque rouge et décor polychrome peint à l’huile. François Duhamel a réalisé la caisse. Quant au mouvement, il porte la signature de Michel Lamy, horloger de Monseigneur le Dauphin. François Duhamel Ébéniste parisien, né en 1723 et reçu maître le 3 février 1750, il vécut jusqu’au 2 février 1801. Il demeurait rue du Faubourg-Saint-Antoine, et s’était d’ailleurs spécialisé dans les gaines d’horloges.Ainsi, en 1775, après le décès de son confrère Antoine Foullet, spécialisé dans le […]
Restauration d’une commode Louis XV estampillée Jean-Baptiste Fromageau. Son bâti est en chêne et conifère. Elle est marquetée de bois de rose dans des encadrements de bois de violette.Galbée en façade et évasée sur les côtés, elle ouvre par quatre tiroirs sur trois rangs. Enfin, un marbre gris Sainte-Anne la coiffe. Jean-Baptiste Fromageau Fils d’un maître menuisier, Jean-Baptiste Fromageau naît vers 1725. Reçu maître le 5 novembre 1755, il s’installe d’abord rue Traversière, puis rue du Faubourg-Saint-Antoine. D’ailleurs, l’almanach Dauphin cite sa maison parmi les plus importantes de Paris. Ébéniste, […]
Restauration d’un encrier rectangulaire de la fin de l’Empire. Il est surmonté d’un plat central, au couvercle percé de palmettes et aux anses en houppe fleurie. Deux putti ailés, carquois au dos et queue en volutes, soutiennent ce plat. De part et d’autre, deux encriers à motifs de treillis portent un couvercle percé, coiffé d’un pommeau en gland. Le corps abrite une niche pour la plume. Au centre de la frise, un masque d’Apollon d’où partent des rinceaux feuillagés stylisés. L’ensemble repose sur une plinthe moulurée et des pieds en […]
Restauration d’un bureau plaqué toutes faces de loupe d’if et d’amarante, à décor géométrique en filets de buis. Il ouvre par cinq tiroirs en façade et cinq tiroirs simulés au dos. Par ailleurs, les deux tiroirs du bas épousent le chantournement et coulissent sur un angle à 45 degrés. De plus, une lingotière de bronze ceint le plateau plaqué d’amarante. Le bureau repose ainsi sur quatre pieds cambrés, terminés par de curieux bronzes à feuille d’acanthe. Enfin, le bâti est entièrement en chêne, sauf les tiroirs, en noyer, avec des […]
Restauration d’une commode de la première moitié du XVIIIe siècle, galbée en élévation et bombée en plan. Elle ouvre par quatre tiroirs sur trois rangs. Dite en tombeau ou à la Régence, elle appartient à un groupe bien plus restreint : celui des commodes à pont et à moustaches. Son bâti est typique de la Régence. On y trouve du chêne pour les montants et un conifère de qualité pour l’essentiel. Quant aux tiroirs, montés à encastrement, ils sont en noyer. Le placage n’emploie que deux essences, le bois de […]
Restauration d’un semainier Louis XVI en placage de bois de rose, de satiné et d’amarante. Il ouvre par une série de 7 tiroirs encadrés de montants arrondis à fausses cannelures simulées par du buis et du poirier noirci. Un semainier ? Le semainier apparaît au milieu du XVIIIe siècle. Il est surtout destiné aux femmes. C’est un chiffonnier (apparu sous la Régence, entre 1715 et 1723) à sept tiroirs, un par jour de la semaine, pour ranger le linge de corps du jour. La restauration Ce meuble présentait peu de […]
Lise a restauré cette commode Louis XVI estampillée de Jean Lapie lors de son stage à l’atelier. Le meuble est bâti en chêne, sapin et hêtre, plaqué de bois de rose avec un filet de charme et d’amarante, et garni de bronzes dorés. Et comme Lise m’a remis un très bon rapport de stage, je vous le publie dans sa quasi intégralité. Jean Lapie Jean Lapie (dit Le jeune), fils du faïencier Nicolas Lapie, est né vers 1734. Frère de l’ébéniste Nicolas-Alexandre Lapie (dit l’aîné) et cousin de Jean-François Lapie, […]
Restauration par Raphaël d’une armoire en placage de bois de rose en pointe de diamant pour les portes, avec un encadrement d’amarante et de filets à la grecque. Elle ouvre par deux grandes portes en résineux contreplaquées de chêne. Quelques recollages et des restitutions de manques de placage ainsi qu’un bon vernis au tampon incolore auront permis de redonner à ce meuble tout son éclat.
Petite restauration d’usage pour cette commode Régence dite « en sarcophage ». En effet, quelques recollages de placage et une régénération du vernis ont suffi à lui rendre sa superbe. La commode en sarcophage ? Les premières commodes sont conçues par André-Charles Boulle. Puis, quelques années plus tard, sous le Régent, apparaissent les commodes galbées en plan et en élévation. Tout au long du XVIIIe siècle, on les appellera d’ailleurs commodes « à la Régence ». De même, il faudra attendre 1720 pour revoir des commodes à deux rangs de […]
Restauration d’un cartel à poser Régence en marqueterie d’écaille de tortue brune et de laiton sur un bâti de chêne. Sans ses bronzes, ce type de meuble perd de sa superbe. Quand il retrouve sa garniture, ses symboles prennent tout leur sens, car sa fonction est de donner l’heure. La Renommée du chapeau d’échappement et l’aigle de la porte en sont un parfait exemple. À l’origine, la Renommée est une divinité grecque qui personnifie la réputation publique. Les Grecs la nomment Phémé (Φήμη), les Romains Fama. Fille de Gaïa, cette […]
Restauration d’un bureau Art nouveau estampillé Louis Majorelle, réalisé à Nancy vers 1905. En noyer massif, il est orné d’une marqueterie de primevères. Le travail a donc consisté à restituer quelques manques de placage, à nettoyer le meuble et à régénérer sa finition cirée. Louis Majorelle Louis Majorelle naît en septembre 1859 à Toul et meurt en janvier 1926 à Nancy, à 66 ans. Fils du célèbre fabricant de meubles Auguste Majorelle, il s’intéresse très tôt à l’artisanat et au dessin. Il entre donc à l’École des Beaux-Arts de Nancy, […]
Restauration d’une console Louis XVI estampillée de Louis Noël Malle, en acajou massif pour les pieds et placage d’acajou moucheté sur bâtis de chêne. Louis-Noël Malle Né en 1734, Louis-Noël Malle obtient sa maîtrise le 18 novembre 1765. Avec sa femme, Marie-France Le Maître, il établit son magasin et son atelier Grande-Rue-du-Faubourg-Saint-Antoine. On le reconnaît comme l’un des plus grands marqueteurs de son époque. L’Almanach Général des Marchands de 1771 et 1772 le mentionne, en estropiant son nom en « Le Mille ». On y loue particulièrement ses « ouvrages de rapport avec […]
Voici la dernière restauration de Raphaël, mon apprenti. Cette commode a tous les attributs d’une commode Régence. Pourtant, Hédouin n’a pu la réaliser que bien après cette période (1715-1723 environ). En effet, il a obtenu sa maîtrise en 1738, en pleine époque Louis XV. Il s’agit donc plutôt d’une commode « à la Régence », comme la décrivaient les ébénistes de l’époque. Par ailleurs, son bâti est entièrement en chêne, sauf les fonds de propreté, et son placage associe l’amarante et le satiné. Jean-Baptiste HEDOUIN La vie de Jean-Baptiste Hédouin reste […]
Petite restauration d’entretien pour ce bonheur-du-jour Transition, plaqué de bois de rose. Il porte d’ailleurs l’estampille de Guillaume Cordié, le maître de ce type de bureau. Le travail est resté simple. D’abord, nous avons recollé quelques cloches de placage. Ensuite, nous avons repris l’oxydation et effectué une réintégration chromatique. Enfin, nous avons repris le vernis au tampon. Guillaume Cordié Né vers 1733, Guillaume Cordié travaille d’abord comme artisan libre. Puis il obtient ses lettres de maîtrise le 18 juin 1766. Il s’installe alors rue de Charonne, où il restera jusqu’à […]
Retour sur la restauration de cette rare commode de port. Elle est faite de bois massifs rapportés d’Orient et des Antilles. En effet, elle associe quatre bois précieux, l’acajou, le satiné, le palo santo et l’ébène. Surtout, elle en compte un cinquième : l’ébène royale. Cette commode ouvre par trois larges tiroirs en palo santo, sur trois rangs, séparés par des traverses en ébène de Ceylan. Un plateau massif à cadre la couvre. Son parquetage associe des traverses en ébène royale et un fond d’acajou, en partie moucheté ou pommelé. […]
Fin de restauration pour cette importante et rare commode d’époque Régence, dite « en tombeau », « à la Régence » ou encore « à moustaches ». Galbée sur toutes ses faces, elle ouvre par quatre tiroirs sur trois rangs. Un marbre Vieux Rance de Belgique la coiffe. Rappelons d’ailleurs qu’au début du XVIIIe siècle, Rance était un village français. Mouluré en bec-de-corbin, le marbre suit ses contours. Plaquée uniquement de bois de violette, cette large commode s’anime de galbes puissants. De plus, des cannelures de laiton ornent la façade et les côtés. Surtout, elle porte […]
Restauration d’un cartel en marqueterie d’écaille rouge et de laiton. Le mouvement est estampillé de Clément Fiacre à Paris. Clément Fiacre Clémnet Fiacre, fur un des plus importants horloger de son époque, reçu maître le 16 janvier 1714, il s’installa à Paris et gagne rapidement en notoriété. Installé rue Saint-Denis vers le milieu des année 1740 il inscrit ses travaux dans un style Régence, où le bois est richement travaillé, notamment à travers des marqueteries d’écaille et de laiton. Il réalise a aussi des placages, en palissandre, amarante, bois de […]
Restauration d’une commode Transition en placage de bois de rose et d’amarante, avec un filet à la grecque teint en vert, sur un bâti de chêne. Félicitations à Lisa pour cette première restauration lors de son stage à l’atelier ! Le travail a surtout porté sur les traverses de la façade. D’abord, Lisa a restitué les manques d’amarante avec du placage scié, raclé et poncé. Puis elle l’a mis à l’épaisseur en contre-parement, avant de le coller à la colle chaude. Ensuite, le solvant polaire GAMMA de Labovert a permis […]
Restauration d’une table chiffonnière d’époque Louis XVI, estampillée Jean-Baptiste VASSOU (1739-1807). Elle est en acajou massif et en placage d’acajou, sur bâtis de chêne et de résineux. C’est d’ailleurs un meuble de très belle facture, avec de belles feuilles de placage et un beau marbre bleu Turquin. Une table chiffonnière qu’est-ce que c’est? C’est en 1755 que l’on trouve, dans le livre journal du marchand mercier Lazare Duvaux (1703-1758), la première mention d’une « table-chiffonnière ». En 1763, l’inventaire après décès de Jean-François Oeben mentionne un « bâti d’une chiffonnière […]
Cette semaine un peu de massif pour changer. Ça fait du bien de ressortir les gouges et de travailler du Noyer pour la restauration de cette commode.
Voici la dernière restauration de Raphaël, mon apprenti. Il s’agit d’une commode sauteuse d’entre-deux d’époque Louis XV. Elle est d’ailleurs plaquée de bois de rose et de bois de violette, sur un bâti de chêne et de résineux. Constat d’état C’était un travail idéal pour aborder la restauration de la structure et du placage. En effet, presque tous les panneaux étaient décollés et trop courts. De plus, les assemblages avaient du jeu. Par ailleurs, les deux côtés s’étaient détachés des montants et fendus en leur milieu. Enfin, bien sûr, les […]
Restauration d’une table à jeux en bureau d’époque Régence reposant sur quatre pieds cambrés. Elle est plaquée d’épaisses feuilles d’amarante. Elle s’ouvre par deux tiroirs latéraux, dits chétrons, et par un dessus amovible, bloqué par un mécanisme à bouton-poussoir. Ce dessus est garni d’un cuir sur son parement et, au revers, d’un damier plaqué d’ébène et marqueté d’ivoire. Le plateau ôté découvre un jeu de trictrac en ébène et ivoire. L’astragale moulurée qui entoure le plateau est en bois d’amarante massif. Les pieds et les traverses sont en hêtre, les […]
Restauration d’un cartel Régence en marqueterie Boulle sur fond d’écaille brune. Depuis l’Antiquité, l’homme cherche à maîtriser le temps et à créer un « garde du temps ». Obélisques égyptiens, clepsydres, cadrans solaires, sabliers. Mais c’est au XVe siècle, que sont fabriquées les premières horloges mécaniques à poids, à une seule aiguille, mais généralement munies de sonneries. Au XVIe siècle, on adopte presque partout le compte du jour en deux fois 12 heures, au lieu de 24. Chaque ville garde pourtant son heure méridienne jusqu’à l’avènement des chemins de fer et de […]
Restauration d’une commode sauteuse Transition estampillée du maitre ébéniste Léonard Boudin (1735 à Paris – 20/12/1807). Bâtie en chêne massif, elle est plaquée d’amarante, de bois de rose et d’érable teinté tabac. Sa marqueterie de buis, de charme et de houx dessine, en façade et sur les côtés, des panneaux à motifs de vases fleuris et de pots couverts. La façade présente un léger ressaut central et ouvre par deux tiroirs sans traverse. Ses montants arrondis reposent sur des pieds galbés. Boudin a d’ailleurs réalisé de nombreuses commodes Transition de […]
Restauration d’un cartel Louis XV en marqueterie d’écaille et de laiton. Son mouvement est signé Charles Voisin (1686-1760), maître horloger en 1710. Particularité de ce cartel : ses bronzes portent la marque du C couronné. Le C couronné Un édit de 1745 oblige les bronziers à frapper leurs ouvrages d’une petite lettre distinctive : un C surmonté d’une couronne. Ils doivent ainsi payer une taxe. Celle-ci touche aussi bien les objets que les meubles ornés de bronze. Cette marque prouve donc le paiement d’un impôt sur les bronzes et les […]
Restauration d’un secrétaire à abattant, où dit en armoire, d’époque Louis XV estampillée de Charles Chevalier, galbé sur les côtés et en façade sans traverse intermédiaire en façade. Bâti de chêne et de résineux, il est plaqué d’une marqueterie d’érable, de buis, d’érable teinté bleu, de houx, de charme et d’épine vinette sur un fond de bois de rose encadré par du bois de Violette. L’abattant s’ouvre par une serrure trois points d’origine et laisse découvrir un casier comprenant sept layettes sur quatre rangs et quatre tiroirs. Le tout renfermant […]
Restauration d’une petite vitrine d’époque Louis XIV en marqueterie de rinceaux feuillagés d’amarante, d’ébène et d’érable avec un encadrement en olivier et merisier. La marqueterie réalisé sur ce meuble est dite en superposition ou plus communément dite en technique Boulle. Ce meuble présentait un bon nombre de manques de placage. Le travail de restauration a donc consisté à restituer tous ces manques par du placage raclé et poncé et mis à la bonne épaisseur avant collage à la colle chaude. Le travail le plus intéressant était la restitution d’un manque […]
Restauration d’une commode Régence, probablement du Sud-Est de la France, sur un bâti de résineux. Son placage associe l’if, le prunier, le palissandre, le noyer, le merisier, l’amarante, le bois de violette, le buis et l’érable teinté vert. Outre son décor de marqueterie très atypique, cette commode se distingue d’ailleurs par ses bronzes au R couronné. Le poinçon au R couronné Il ne faut pas le confondre avec le poinçon au C couronné. Ce dernier correspond en effet à un impôt perçu de 1745 à 1749 sur les objets en […]
Restauration d’un chiffonnier d’époque Transition, estampillé Guillaume Cordié et frappé du poinçon de la jurande. Il est plaqué de bois de rose et d’amarante, sur un bâti de chêne et de résineux. Toutefois, ses garnitures de bronze ont été rapportées plus tard. Guillaume Cordié Né vers 1725, Guillaume Cordié travaille d’abord comme artisan libre, avant d’obtenir ses lettres de maîtrise le 18 juin 1766. Il s’établit ensuite rue de Charonne, où il restera jusqu’à sa mort. Ses œuvres, de belle qualité et aux proportions harmonieuses, sont surtout de style Transition […]
Restauration d’une curieuse commode Directoire en noyer massif et placage de noyer, acajou et érable avec des marqueteries de vase de Médicis et de danseur de ballet d’inspiration Louis XIV, en laiton sur fond d’ébène. Les tiroirs sont composés d’un fond de noyer avec un filet d’ébène surmonté d’une moulure bois laiton en quart de rond, entouré d’une moulure en acajou. Les montants représentent des colonnes cannelé aux trois quarts et se terminent par des pieds toupie. Les serrures sont en forme des trèfles. Un travail de conservation pour cette […]
Restauration d’une table à ouvrage à pieds galbés et tablette d’entrejambe en marqueterie de treillages et quatre-feuilles dite « à la Reine », plaquée de bois de rose, marquetée de buis, charme teinté vert et filets de buis sur bâti de chêne. Elle ouvre en ceinture par un tiroir formant écritoire avec tablette à rabat garnie de cuir et compartiments en côtés.Le dessus de marbre Escallettes est ceinturé d’une galerie de laiton ajourée semblable à celle qui ourle la tablette d’entrejambe en haricot. Une petite restauration comprenant quelques recollages de placage et […]
Restauration d’une commode Transition à deux vantaux, en marqueterie de cubes sans fond. Son bâti associe le chêne pour les montants et les traverses, le conifère pour les panneaux de côté et le noyer pour les deux portes. Les cubes sans fond, quant à eux, mêlent le bois de rose, le bois de violette et l’érable teinté tabac. Par ailleurs, un filet d’érable teinté vert et de buis encadre l’ensemble. De plus, les montants et l’encadrement des portes sont plaqués de bois de violette et de bois de rose. Les […]
Restauration d’une commode d’entre-deux de style Transition, dite « à la grecque », estampillée Jean-Baptiste Fromageau. Elle est plaquée de bois de rose, avec une frise d’amarante et de fausses cannelures. Coiffée d’un marbre rouge Royal, elle ouvre par trois tiroirs. Le premier, moins large, porte une frise de glyphes. Les deux suivants, en revanche, sont marquetés de grecques aux coins de bois de violette. Par ailleurs, les bronzes comptent des poignées à anneaux, des entrées de serrure à rubans noués et un cul-de-lampe à gouttes. On y trouve aussi […]
Restauration d’une commode Louis XV estampillée Nicolas Alexandre Lapie, en placage d’amarante et de satiné. Son bâti en chêne est d’ailleurs d’une très belle qualité d’exécution. En revanche, les côtés et les façades de tiroirs sont en résineux. Enfin, le plateau est un marbre griotte de Campan. Nicolas Alexandre Lapie Fils de Nicolas Lapie, marchand faïencier au faubourg Saint-Antoine, et frère du maître ébéniste Jean Lapie, Nicolas Alexandre (dit l’Aîné) semble être né vers 1730. Il fait enregistrer ses lettres de maîtrise au Châtelet de Paris le 17 août 1764. […]
Première restauration pour Raphaël avec ce secrétaire dos d’âne d’époque Louis XV en placage de palissandre. Une restauration complète avec beaucoup de greffes de placage et une finition remplie cirée. Un travail délicat car le palissandre ne pardonne pas. Le moindre coup de ciseau de trop, ou un égrainage trop prononcé, et sa belle patine blonde disparaît pour dévoiler la couleur foncée d’origine ce qui provoque des tâches ingrates. Donc pas le choix, raclage et ponçage du placage scié neuf et mise à la bonne épaisseur avant de le coller […]
Restauration d’une commode en arbalète d’époque Régence, dite « aux espagnolettes ». Galbée sur toutes ses faces, elle est plaquée de bois de violette sur un bâti de noyer. Elle ouvre par quatre tiroirs sur trois rangs. Par ailleurs, un marbre rouge griotte de Belgique, à oreilles et bec-de-corbin, la coiffe. Comme les traverses avant, ses montants au profil pincé portent des cannelures à rudentures en laiton. Ses bronzes, de grande qualité, sont superbement ciselés. On y trouve en effet de très rares espagnolettes, vues seulement sur six commodes. Quatre […]
Restauration d’un secrétaire Louis XVI estampillé Charles Topino. Sa forme est typique de Topino, et son bâti est en chêne et résineux. En façade, il ouvre par un tiroir et un abattant gainé de cuir rouge doré aux petits fers. Derrière, l’abattant découvre deux casiers et quatre tiroirs plaqués de bois de rose. En bas, deux vantaux marquetés de vases et de draperies sur fond tabac cachent une étagère. De son côté, l’abattant porte des instruments de musique, des rubans et des feuillages, eux aussi sur fond tabac. Autour, des […]
Restauration d’une commode transition estampillée par Jean-Louis-François Legry. Son bâti est en chêne et résineux. Elle est plaquée d’amarante, de bois de rose et, sur les côtés, de satiné, avec des filets d’ébène et de buis. Une commode qui se situe à l’extrême fin de la transition entre le style Louis XV et Louis XVI. Les pieds restent le seul vestige des galbes du Louis XV, ils laisseront bientôt place à la rectitude des pieds Louis XVI. Jean-Louis-François LEGRY Né en 1745 Jean-Louis-François Legry obtient sa maîtrise à Paris le […]
Restauration d’un bureau à cylindre d’époque Transition, estampillé Jean-Georges Schlichtig. Les pieds et les traverses sont en chêne. En revanche, les panneaux et l’abattant sont en résineux. Il est plaqué de bois de rose, avec une marqueterie de cubes sans fond en bois de rose et sycomore teinté tabac. De plus, les filets à la grecque associent charme et houx. Par ailleurs, l’arrière et les tiroirs intérieurs sont plaqués de satiné. Enfin, ce modèle est courant chez cet ébéniste, qui en a produit plusieurs variantes à cubes sans fond. Les […]
Restauration d’un bureau Louis XV estampillé de Jean-Girard-Théodore SAR. C’est un magnifique bureau, d’une très belle qualité d’exécution. Ses pieds, sa ceinture et ses tiroirs sont en noyer. En revanche, le plateau est en résineux. Enfin, une belle ébène des Indes recouvre l’ensemble. Jean-Girard-Théodore SAR Jean-Girard-Théodore SAR naît en 1724 et devient maître le 1er octobre 1766. Établi rue de Lappe, dans le faubourg Saint-Antoine, il travaille surtout pour des confrères. Parmi eux, on compte Migeon à partir de 1755, Coulon en 1774 et Dubuisson. De plus, il livre des […]
Restauration d’un bureau Louis XV en placages de bois de rose et bois de violette sur bâtis chêne et résineux. Restitution des manques de placages, nettoyage et reprise de la finition vernis au tampon. Nettoyage et conservation du cuir. Dépose et nettoyage à la vapeur d’eau des garnitures de bronzes doré. Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/
Voici quelques images de la restauration de cette commode estampillée Jean-Chrysostôme Stumpff (1731 – 17 janvier 1806 – reçu maître le 27 août 1766). Son bâti associe le chêne et le conifère. Par ailleurs, elle est plaquée de bois de rose en frisage aile de papillon et d’amarante, avec des filets de buis et d’érable teinté vert. J . STUMPFF Originaire de Schweigern, en Souabe (Allemagne), il se marie en 1760 à Paris, à l’ambassade de Suède, comme la plupart de ses compatriotes protestants. D’ailleurs, son témoin est son confrère […]
Restauration d’une commode d’époque Régence, en palissandre et noyer alternés, marquetés en frisages et filets. Sa façade, légèrement bombée, ouvre par trois larges tiroirs. Une lingotière de laiton cerne le plateau. Celui-ci porte un décor géométrique de cercles autour d’un motif central polylobé, orné de figures. De plus, des cannelures de laiton poli garnissent les montants et les traverses. Quant aux côtés, ils sont plaqués de noyer en pointes de diamant. Enfin, les pieds profilés finissent en becquets. Par ailleurs, la commode porte des bronzes ciselés et dorés de grande […]
Restauration d’une coiffeuse des années 1960, plaquée de teck, signée de la firme G-Plan. Ebenezer Gomme En 1898, Ebenezer Gomme (1858-1931) fonde l’atelier de menuiserie E. Gomme Ltd. à High Wycombe, en Angleterre. Très vite, celui-ci devient l’un des grands centres de fabrication de meubles anglais, jusque dans les années 1940. Pendant la Seconde Guerre mondiale, cependant, le bois manque en Grande-Bretagne. Toutes les industries du bois doivent donc produire des objets plus utilitaires que décoratifs. En 1953, Donald Gomme est convaincu qu’un style plus moderne et épuré peut séduire […]
Restauration d’une commode d’époque Louis XIV plaquée de loupe d’olivier, de frêne et de noyer, provenant probablement du Dauphiné. Ce type de commode en forme de D compte, avec les commodes Mazarine, parmi les toutes premières commodes popularisées sous Louis XIV. Les premiers meubles français proches de la commode n’apparaissent en effet que vers 1700. Les plus anciennes commodes parisiennes connues et datables sont celles livrées par André-Charles Boulle à Versailles vers 1708. Leurs décors, très sobres, s’inspirent des productions hollandaises. Ils sont souvent l’œuvre d’ébénistes protestants, très friands de […]
Restauration d’une pendule « religieuse » du troisième quart du XVIIe siècle, qui sonne au passage des heures et des demies. D’ailleurs, le cadran et le mouvement sont signés « Sarrabat à Paris ». Les pendules religieuses sont les premières pendules du règne du Roi-Soleil. En effet, elles se développent à partir de 1660, grâce au pendule régulateur mis au point par Huygens. Celle-ci est en marqueterie Boulle d’écaille rouge, de laiton et d’étain, sur un bâti de noyer. De plus, des bronzes dorés et des moulures d’ébène l’ornent. Ainsi, […]
Restauration d’une table à écrire Louis XVI estampillée de Jean François Leleu. Elle est entièrement bâtie en chêne. Sur toutes ses faces, elle est plaquée de croisillons d’érable teinté gris, avec des filets d’amarante, de buis et de bois noirci, et des fleurons en buis sur fond de bois de rose. Les quatre pieds sont ornementés d’un médaillon de feuille d’acanthe sur fond de sycomore teinté vert. Des clochettes agrémentent le haut et le bas du fleuron ainsi que le haut des pieds. Sur le plateau les croisillons sont concentrés […]
Restauration d’une commode Régence, plaquée de palissandre sur un bâti de conifère. Ce n’est qu’après trois semaines de travail que j’ai remarqué une marque étrange. Elle était sous mes yeux depuis le début, et je ne l’avais pas vue. Il est en effet assez rare de voir une commode Régence estampillée. Mais oui, la marque était bel et bien là. Et ce n’est pas une modeste marque : cette estampille ID est attribuée à Jacques Denizot. Jacques Denizot Jacques Denizot (1684 – 1760) est un ébéniste parisien encore mal connu. […]
Restauration d’une commode Transition estampillée trois fois E.AVRIL. Elle est plaquée d’amarante, de bois de rose et de satiné. De plus, des filets teintés en vert l’ornent. Enfin, son bâti est en chêne et conifère. Etienne Avril (1748-1791) Étienne Avril, dit Avril l’aîné pour le distinguer de son frère Pierre, devient maître menuisier-ébéniste le 23 novembre 1774. Mort jeune en 1791, il assiste donc à l’agonie de l’Ancien Régime et à la fin des corporations. Né en 1748, fils d’un cocher de fiacre, rien ne le destinait pourtant à l’ébénisterie. […]
Restauration d’un cartel d’époque Louis XV signé LEVEQUE A PARIS avec son mouvement au fil d’époque. La surprise : ce cartel est en acajou. Aussi curieux que cela puisse paraître, les traces d’outils, la qualité du travail et le bois semblent tout à fait authentiques. Avec sa forme et ses bronzes rocaille typiques du style Louis XV, il daterait donc de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il serait ainsi un précurseur de l’arrivée de l’acajou dans le mobilier français. La restauration a consisté à déposer les bronzes et à […]
Restauration d’un pièce emblématique du mobilier Louis XIV, le bureau Mazarin, du nom du célèbre ministre qui servit le roi entre 1642 et 1661, et qui à donner son nom à ce genre du bureaux à 8 pieds. Les entretoises et l’espace étroit entre les deux corps de tiroirs rappelle que ce type du bureau exigeait que l’on s’y installe « en angle » : un genou sous la surface d’écriture et l’autre au dehors. Le choix de cette position est alors imposé par le port de l’épée, toujours à gauche. Ce […]
Restauration d’un guéridon et d’une table à jeu des années 30 en placage d’ébène de Macassar et d’érable. Quelques greffes de placages et la reprise de la finition au vernis tampon auront suffi à redonner de l’éclat à ce très bel ensemble. Le saviez-vous : L’ébène de Macassar (Dyospyros celebica) est un arbre endémique à l’île de Sulawesi en Indonésie, l’ébène de macassar est aussi appelée Bois d’ébène d’or ou Coromandel. On le retrouve aussi en Malaisie où il est nommé Kajol marte,. Il fait partie de la famille des Ebenaceae. ll tire son nom du principal port […]
Restauration d’une table de salon ou table à écrire du milieu du XVIIIeme siècle en placage de bois de violette et de bois de rose pour les chanfreins. Une petite restauration d’usage. Le plus long a été de recoller environ 90% des petits morceaux de bois de Rose. Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/
Restauration d’une commode sauteuse d’époque Louis XV en placage de bois de rose et bois de violette. La commode sauteuse apparaît sous le style régence, entre 1705 et 1730, elle serai l’invention de l’ébéniste Charles Cressent. Elle se compose de deux tiroirs ou deux rangs de tiroirs. Le corps doit être surélevé sur des mi-haut, la moitié de la hauteur du meuble devant être prise par le corps, l’autre moitié par les pieds. Souhaitant se démarquer du style Louis XIV lourd et massif, elle est de forme effilée et gracieuse, presque aérienne. Après restauration Restaurations […]
Restauration d’une commode Transition estampillée du maitre ébéniste Léonard Boudin (1735 à Paris – 20/12/1807). Elle est bâtie de chêne massif et plaquée d’amarante, de bois de rose et de satiné rubané (Brosimum rubescens). Ce bois d’Amérique du Sud doit son aspect très décoratif au contrefil très prononcé de son débit sur quartier. Il appartient à la même famille que l’amourette (Brosimum guianense). Boudin était surtout marchand durant la période Transition. Il est donc probable que cette commode soit de la main d’André Louis Gilbert (1746-1809), alors qu’il n’était pas […]
Restauration d’une table de salon ou plus précisément d’une table à écrire d’époque Louis XV. Elle est plaquée de bois de rose et de bois de violette, et de satiné à l’arrière. Issus de la passion pour la correspondance au XVIIIe siècle, les marchands à la pointe de la mode déploient toute leur ingéniosité. Ils créent de multiples modèles de tables utilitaires, à disposer au centre d’une pièce. Elles se distinguent des tables ordinaires : elles comportent généralement une tablette formant pupitre et des tiroirs pour l’encre et les plumes. Le terme […]
C’est au milieu du XVIIeme que prend naissance ce que nous appelons aujourd’hui l’armoire Normande. Mais c’est au XVIIIe siècle qu‘elle prend la forme caractéristique qu’on lui connaît aujourd’hui. Avec ses deux portes, ses pieds galbés et son ample corniche à large décor sculpté, elle allie structure et répertoire Louis XV et motifs Louis XVI. À cette époque, la stabilité économique et sociale permet une certaine élévation des conditions de vie. L’armoire entre alors dans les demeures bourgeoises et paysannes. Le XIXe siècle sera l’âge d’or de l’armoire normande. Destinée […]
Restauration d’une commode d’époque Louis XIV en loupe d’olivier, palissandre et buis, provenant probablement du Dauphiné. Avec les commodes Mazarine, ce type de commode en forme de D compte parmi les toutes premières commodes, sous Louis XIV. En effet, les premiers meubles français proches de la commode n’apparaissent que vers 1700. Ainsi, les plus anciennes commodes parisiennes connues sont celles qu’André-Charles Boulle livre à Versailles vers 1708. Leurs décors très sobres s’inspirent des modèles hollandais. Ils sont d’ailleurs souvent l’œuvre d’ébénistes protestants, amateurs de bois indigènes selon les préceptes de […]
Restauration d’une commode d’entre-deux estampillée Michel Mallerot. Avec sa façade en arbalète, elle est entièrement plaquée de bois de violette. Son bâti est en sapin. Quant aux tiroirs, leurs côtés sont en hêtre et leurs fonds en noyer. Vous ne connaissez pas Michel Mallerot ? C’est normal ! En effet, Michel Mallerot (1675-1753) reste mal connu, comme beaucoup d’ébénistes parisiens du début du XVIIIe siècle. On l’a identifié grâce à une annotation au crayon, « M.Mallerot », sur une commode Régence portant cette estampille abrégée (ancienne collection Philippe Glédel). Le […]
Voici quelques images de la restauration d’un cartel d’époque Régence en marqueterie d’écaille de tortue brune et de laiton sur bâti en chêne. Mouvement signé CLOUZIER A PARIS. Jacques Clouzier (1692-1754) Reçu maître horloger par chef-d’œuvre le 5 juillet 1692, il compte parmi les plus grands horlogers parisiens des époques Louis XIV et Régence.Il devient membre de la corporation des horlogers dès les années 1700. Il travaille rue Saint-Antoine jusqu’en 1726, puis rue des Prêtres-Saint-Paul.Actif jusqu’à sa mort en 1754, il collabore avec les plus grands ébénistes et bronziers, comme […]
Restauration d’une coiffeuse du XVIIIeme siècle de la région de Grenoble en noyer massif et placages d’orme, de bois noirci et teinté vert. Avant restauration Après restauration Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/
Pour commencer l’année, voici quelques photos de la restauration de cette commode Régence. Entièrement bâtie en conifère, elle est plaquée de bois de violette. Ses montants et ses traverses sont garnis de cannelures en laiton. Les bronzes des poignées, influencés par l’Asie et le commerce de la compagnie des Indes, sont couramment appelés « aux Chinois ». Les entrées de serrure annoncent, elles, l’arrivée du style Louis XV en cette première moitié du XVIIIe siècle. À son arrivée, outre quelques manques et décollements de placage, la commode présentait un problème […]
Restauration d’un Bureau à 8 pieds, dit communément bureau « Mazarin », d’époque Louis XIV, fin/début XVIIème siècle. Son bâti est en poirier et conifère massifs, les côtés et fonds de tiroir en poirier. Il comporte deux caissons latéraux, ouvrant chacun par trois tiroirs, et un tiroir central au-dessus d’un caisson médian bordé de pans arrondis. Deux entretoises en X réunissent les montants et les huit pieds en console. La marqueterie des tiroirs est en étain et poirier noirci représentant un décor de la fin du XVIIème siècle. Les côtés ainsi que […]
Restauration d’une commode Louis XIV bâti en sapin et plaque de palissandre de Rio. La façade est légèrement bombée, les montants ainsi qu’est les traverses. Comportent des cannelures de laiton. Les bronzes vernis remarquablement ouvragés ont conservé leur vernis d’origine. La restauration a consisté à réhydrater toutes surfaces plaquées par infiltration de colle. Les manques ont été restitués par des placages de palissandre scié, raclé, poncé, mis à la bonne épaisseur en contre parement et oxydé par UV avant collage à la colle chaude. Comme vous pouvez le voir sur […]
Voici la restauration d’une petite commode de salon Louis XV, en satiné et satiné rubané massifs. Galbée sur toutes ses faces, dos compris, elle ouvre par trois tiroirs. De plus, une tirette porte-bougie s’ouvre à l’arrière. Elle vient de La Rochelle et date du XVIIIe siècle. Son plateau, mouluré en bec-de-corbin souligné d’un cavet, est en satiné rubané. On retrouve ce bois en façade et sur les côtés. En revanche, le piétement est en satiné de fil, avec des pieds « escargot » finis en sabots de chèvre fendus. On […]
Restauration d’une table à écrire bâti en chêne, en acajou massif pour le plateau et plaquée de ronce d’acajou. Elle ouvre par un grand tiroir en ceinture et repose sur quatre pieds fuselés se terminant par des sabots en bronze doré. Travaille typique de la fin du XVIIIeme siècle. Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/Vous pouvez retrouver ce meuble aux Antiquités Stéphane Guin
Restauration d’une commode Louis XV estampillée de l’ébéniste parisien Pierre Roussel. Elle est bâtie en chêne, avec des panneaux en conifère. Elle est plaquée de bois de rose disposé en fougère encadré par du bois de violette. Les filets sont en buis. Les Roussel Pierre Roussel est le fils de Michel Roussel, compagnon ébéniste originaire du Cotentin. Ses frères cadets Jacques, Michel et Louis choisissent la menuiserie : il est le seul à opter pour l’ébénisterie. Il obtient sa maîtrise le 21 août 1745. Il s’installe dans le faubourg Saint-Antoine, […]
Restauration d’un cartel et de son cul-de-lampe d’époque Louis XV, de pur style rocaille. Il est bâti en chêne massif et plaqué de laiton et d’écaille de tortue. Savez-vous ce qu’est le style rocaille ? Le style rocaille se situe dans la première période du style Louis XV (1723-1750) et connaît son apogée vers 1730. Il se distingue par une riche décoration naturaliste. Il s’inspire des grottes artificielles et de rochers reconstitués en compositions asymétriques. Héritier tardif du baroque, ce décor se complète de coquillages, d’éléments minéraux, de chutes de feuillages, […]
Il y a quelques semaines, je vous présentais une table de changeur. Eh bien, voici son successeur : le bureau de changeur. Inspiré des bureaux à 8 pieds que l’on appelle plus communément « bureau Mazarin », le bureau de changeur en est une version plus petite. Souvent transporté, il doit protéger les biens qu’il renferme. Par ses décors de marqueterie et ses placages plus ou moins riches, il affiche aussi la prospérité de son propriétaire. Pour ceux qui seraient intéressés par l’origine de ces meubles et le métier de changeur, je […]
Une petite remise en forme pour ce secrétaire d’époque Louis XV estampillé de Philippe-Claude Montigny. Il est bâtis en chêne et conifère, et est plaqué de bois de rose, d’amarante et de buis. Il est constitué d’un tiroir supérieur d’un abattant et de deux vantaux. Les caissons intérieurs comportent 6 tiroirs. Philippe Claude Montigny (1734-1800) obtient sa maîtrise le 29 janvier 1766. Fils de Louis Montigny, ouvrier privilégié du Roi, il possède un atelier dans le quartier de la Contrescarpe à Paris. Il est également le beau-frère de Fidelis Schey, ébéniste […]
Une vraie renaissance pour cette commode que je nomme Louis XV/transition car elle est de forme et de bâtis entièrement Louis XV. Mais les poignées et les entrées de serrures, elles sont typiquement Louis XVI. Et je peux attester que ce sont bien ses garnitures d’origine. En effet les trous de pointes correspondent parfaitement et il n’y a pas d’autres trous sous les bronzes. Donc même si ce meuble n’a pas la forme de ce que l’on appelle communément le style transition cette commode est très certainement l’une des premières […]
Restauration d’un somno d’époque Empire, plaqué de ronce d’acajou. Vous vous demandez peut-être ce qu’est un somno ? Le somno, ou somneau, apparaît sous le Consulat, au début de l’ère napoléonienne. C’est un petit meuble en forme de table, cylindrique ou carrée. Sa partie fermée sert de rangement. On le place donc dans la chambre, souvent près du lit, comme table de nuit. Enfin, c’est sous l’Empire qu’il prend le nom de « somno », du latin somnus, le sommeil. Le somno sous l’Empire Sous le premier Empire, le somno […]
Restauration d’une table rafraîchissoir. Ses pieds sont en acajou massif, le reste en placage de ronce d’acajou, avec des moulures en quart-de-rond de laiton. La table rafraîchissoir Le XVIIIe siècle est le siècle de la pensée, de la philosophie et de l’intimité. Une mode émerge alors dans les couches les plus aisées de la société : le dîner ou le souper intime, sans personnel de maison. Que ce soit pour des rendez-vous galants ou pour organiser la révolution française toute proche, il ne fallait pas d’oreilles indiscrètes. Cette mouvance influence […]
Restauration d’une commode plaquée de ronce d’acajou, ouvrant par trois tiroirs. Ses montants droits forment des pilastres corinthiens. Par ailleurs, les pieds avant sont en griffes, tandis que les pieds arrière présentent trois boules décroissantes, dites en chapelet.De plus, un granite noir de Belgique la coiffe. Enfin, elle a conservé tous ses bronzes dorés d’origine, ainsi que ses serrures trèfles et sa clef. Quant aux bronzes dorés, les chapiteaux corinthiens portent des têtes d’oiseaux en saillie, des palmettes, des feuilles d’acanthe, des fleurs et des enroulements. Ils jouent d’ailleurs sur […]
Restauration d’une commode provinciale d’époque Louis XVI. Elle est bâtie en résineux et en chêne, et plaquée de bois de violette, de bois de rose, d’érable sycomore, de buis, d’ébène et d’érable teinté. En son centre, une scène bucolique montre, entre deux arbres, deux femmes jouant aux cartes sous le regard d’un homme. Au fond, on aperçoit une maison et une église. Le tout est encadré d’un médaillon de fleurs gravées et colorées à la cire noire et rouge. Les deux tiroirs du bas sont encadrés d’une frise représentant un […]
Restauration d’une table de changeur en noyer massif et placage de noyer et érable sycomore du XVIIeme siècle. Le texte marqueté sur son plateau indique qu’elle vient d’Allemagne : « Trink und iss Gott nit wergiss », soit « Buvez et mangez, n’oubliez pas Dieu ». Elle comporte deux tiroirs, un plateau et une allonge coulissante. Une entretoise en X réunit ses pieds. Qu’est-ce qu’une table de changeur? Le métier de changeur apparaît au XIIIe siècle, avec l’expansion du commerce. Pour garder en sécurité l’argent qu’il change pour ses clients, on crée un meuble […]
Restauration d’une table de salon d’époque Transition (1750-1774), plaquée de satiné et estampillée de Pierre Garnier (vers 1726-1800). D’origine parisienne, fils du maître ébéniste François Garnier, Pierre Garnier obtient sa maîtrise le 31 décembre 1742. Contrairement à son père, il quitte le faubourg Saint-Antoine pour la rue Neuve-des-Petits-Champs, près de la place Vendôme. Sa clientèle compte des marchands, comme Léonard Boudin et Pierre Migeon. Mais elle compte surtout de grandes fortunes du royaume. Ainsi, il livre de nombreuses commandes à Louis Georges Érasme, maréchal de France, à la duchesse de […]
Restauration d’une table à jeux ou tric-trac, d’époque Louis XV en marqueterie à dez (ou de cubes) en placage d’amarante, bois de rose, bois de violette, palissandre, ébène et ivoire. Cette table est estampillée de l’ébéniste parisien Pierre Roussel (28 septembre 1723 – 7 juin 1782). Les Roussel Pierre Roussel est le fils de Michel Roussel, compagnon ébéniste venu du Cotentin. Ses frères cadets, Jacques, Michel et Louis, choisissent la menuiserie ; lui seul opte pour l’ébénisterie. Il devient maître le 21 août 1745. Il s’installe alors faubourg Saint-Antoine, rue […]
Restauration d’un important cartel (137 cm de hauteur) et de son cul-de-lampe à consoles, d’époque Régence. En chêne massif, il est plaqué en marqueterie Boulle d’écaille de tortue brune et de laiton. De plus, des guirlandes fleuries, des croisillons et des feuillages l’ornent. Par ailleurs, son cadran en bronze ciselé et doré porte des entrelacs et des oiseaux. Ses chiffres romains sont émaillés, et une réserve porte la signature St Martin à Paris. D’ailleurs, la platine porte le même nom. Enfin, sur le chapiteau, des bronzes ciselés et dorés représentent […]
Une petite restauration pour ce guéridon « en étagère », aussi appelé serviteur muet. Il est en acajou massif et plaqué, avec un marbre brèche d’Alep. De plus, il porte l’estampille du non moins célèbre ébéniste ordinaire du Mobilier de la Couronne, Jean-Henri Riesener. Jean-Henri Riesener Faut-il encore présenter Jean-Henri Riesener (4 juillet 1734 – 6 janvier 1806) ? En effet, il est le maître incontesté du style Louis XVI, par l’ampleur et la variété de son œuvre. Surtout, il l’est par la qualité de ses meubles et la splendeur […]
Restauration d’un petit coffret en placages de noyer et bois de violette d’époque Louis XIV. Reprise des manques de placages recollage des assemblages et restitution du tiroir et des éléments manquant à l’intérieur. Finition en poli ciré. Pour voir les restaurations sur précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/
Voici quelques images de la restauration d’un cartel que certains ont pu apercevoir en cours de travail au salon Mans’Art cette année. D’époque Louis XV, il est en marqueterie d’écaille de tortue et de laiton, sur un bâti de chêne. Les bronzes portent le poinçon du C Couronné. Le C couronné C’est un édit de 1745 qui fait obligation aux bronziers de frapper leurs ouvrages d’une petite lettre distinctive, un C surmonté d’une couronne, les soumettant ainsi au règlement d’une taxe. Celle-ci s’appliquait aussi bien aux objets qu’aux meubles qui […]
Restauration d’une encoignure Louis XV en marqueterie de bois variés : érable, charme, buis et houx. Hormis le vert des feuilles, les teintes de certaines fleurs et des rubans ont cependant disparu. La marqueterie ressort sur un fond de bois de rose, encadré d’un filet de buis et d’un frisage de palissandre. Enfin, la structure en chêne massif est assemblée à queues d’aronde. Constat d’état Comme le montrent les photos, le vernis était très insolé. De plus, les colles des marqueteries des portes étaient très déshydratées, et il manquait un […]
Restauration d’une table à jeux de la fin du XVIIIe siècle (vers 1785). Elle est plaquée de ronce d’acajou, avec des filets incrustés de laiton, d’ébène et de ferréol. Ce bois d’Amérique du Sud porte le nom d’un gouverneur de Guyane du XVIIe siècle. Les pieds sont en acajou massif et l’intérieur est plaqué d’ébène et d’os teinté en vert et naturel. Son plateau réversible est garni de cuir sur une face et plaqué de ronce d’acajou sur l’autre. L’intérieur comporte deux niches, un tiroir de chaque côté et, au […]
Restauration d’une commode d’époque Transition. Bâtie en sapin et chêne, elle est plaquée de bois de rose et de bois de violette, avec une frise à la grecque en filets de charme teinté vert. Les côtés sont, eux, plaqués de satiné et de bois de violette. André-Antoine Lardin (1724 – 10 août 1790) obtient sa maîtrise le 1er juillet 1750. Il s’installe rue de Charenton, à l’enseigne « Au Bois de Boulogne ». Il y travaille jusqu’en 1770, puis s’établit rue Saint-Nicolas. Sa production est considérable. Ses meubles de tous styles (Louis […]
Restauration d’une commode dite Mazarine, d’époque Louis XIV, en placage de laiton et d’ébène sur une structure en conifère. Ses tiroirs sont en arbalète : deux tiroirs en longueur, surmontés de deux demi-tiroirs séparés par un montant intermédiaire. Leurs façades sont en résineux, leurs côtés et leurs fonds en noyer. Le décor de laiton qui porte les poignées pendantes présente une fine marqueterie de volutes, de rinceaux, de végétaux et d’arabesques. Un cartouche géométrique de laiton l’encadre et simule les entrées de serrure. La commode repose sur quatre montants à […]
Cette semaine, je vous présente une commode Louis XIV de la première moitié du XVIIIe siècle. Elle est plaquée de palissandre de Rio et garnie de bronzes « au Chinois ». Haut. : 85,7 cm, Larg. : 125 cm, Prof. : 60,5 cm Le bâti est en résineux, en planches assemblées à plat joint. De plus, les côtés, le dessus et le dessous sont assemblés à queues d’aronde. Enfin, le dos se compose de plusieurs planches clouées dans les feuillures des côtés. Les fonds et côtés de tiroir sont faits […]
Voici une très jolie commode d’époque Louis XVI, plaquée de bois de rose et d’amarante, avec des marqueteries de buis, poirier, érable, charme, noyer, poirier noirci, citronnier… Elle est bâtie en chêne et résineux. Elle est estampillée à deux reprises de Jean-Baptiste II TUART. Mais son auteur est probablement Jean LAPIE. Jean-Baptiste II Tuart est issu d’une dynastie d’ébénistes et de marchands parisiens. Son père, Jean-Baptiste I, obtient sa maîtrise en 1741 et reste actif jusque vers 1760. Né vers 1720, Jean-Baptiste II n’est pas maître ébéniste, mais maître tabletier […]
Une petite remise en forme pour cette jardinière Louis XVI en placage d’acajou moucheté et acajou massif pour les pieds. Un simple recollage des assemblages qui avaient pris un peut de jeu, la régénération du vernis au tampon jaunis par le temps, et la re-dorure des bronzes ont suffit à lui donner une nouvelle jeunesse. Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/
Restauration d’un secrétaire de dame d’époque Louis XVI estampillé de Martin Carlin JME. Le bâti est en chêne massif, avec du conifère pour l’abattant et le vantail inférieur. L’extérieur est entièrement plaqué d’acajou du Honduras, excepté le chant supérieur, agrémenté d’une fine languette d’amarante. Les intérieurs sont plaqués de bois de rose, d’amarante et de filets de buis et ébène. Fait extrêmement intéressant : le caisson intérieur supérieur n’a jamais subi de restauration et comporte encore sa finition d’origine, un magnifique poli qui a conservé les couleurs et son éclat […]
Travail de conservation sur ces deux marquises estampillées de Claude I Sené. Claude I Sené (1724-1792), fils de Jean Sené, obtient sa maîtrise à Paris en 1743. Il travaille dans le même atelier que son beau-frère, le menuisier Jean-Étienne Saint-Georges, rue de Cléry, à l’enseigne « du Grand Saint-Georges ». Sa production compte de très nombreux sièges Louis XV, mais très peu de mobilier Louis XVI. Il cesse d’exercer en 1780. Il est le père de deux autres illustres menuisiers en sièges : Jean-Baptiste Claude et Claude II. BIBLIOGRAPHIE Le Mobilier Français […]
Restauration d’une commode Régence plaquée de palissandre et de bois de rose. Elle est arrivée en très mauvais état : assemblages complètement désolidarisés, nombreux manques de placage, grosses déformations structurelles sur les côtés. Sa patine était aussi très encrassée par de multiples couches de cire foncée. Les bronzes et les serrures ont été rapportés au XIXe siècle, lors d’une restauration. Une restauration classique pour ce type de meuble. Nous avons recollé au mieux les côtés et les assemblages, restitué les manques de placage et recollé les cannelures de laiton. Surtout, […]
Restauration de ce meuble atypique qui nous vient d’Autriche/Hongrie. J’ai eu un peu de mal à le situer géographiquement. Il ne venait manifestement pas de France, mais plutôt de l’est de l’Europe. Mais d’où ? Heureusement, les gravures donnent de précieux indices. Les tenues correspondent à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle. Les paysages montrent des montagnes et des villages, des arbres feuillus et des conifères, et plusieurs ruines de châteaux médiévaux. Ce n’est donc pas le nord-est de l’Europe, mais plutôt la Bavière ou l’Autriche/Hongrie. […]
Petite restauration d’une cave à liqueur plaquée de laiton et de loupe d’amboine, à serrure trèfle, d’époque Directoire. On note l’estampille : « Fait par Maire, fabricant de nécessaire, rue Saint-Honoré N°13 à Paris ». Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/
Restauration d’une travailleuse d’époque Napoléon III en marqueterie de nacre, de laiton et d’ébène. Comme vous pouvez le constater sur les photos, cette travailleuse était en très mauvais état. Seul l’attachement de sa propriétaire l’a donc sauvée. En effet, le temps de restauration était bien trop important au regard de la valeur de l’objet. D’abord, il manquait presque tous les filets de laiton du piétement. De plus, on notait beaucoup de manques de placage. Enfin, le passage d’une chaise et la morsure d’un chien avaient laissé des dégradations. Mais le […]
Réalisation d’un buffet en merisier massif. Fond en contreplaqué chêne et tiroir et tablette en chêne massif. Finition huilée.
Réalisation d’une bibliothèque en merisier massif avec fond en contreplaqué chêne et étagère sur crémaillères aluminium. Finition huilée.
Restauration d’un guéridon d’époque Empire, plaqué de ronce d’acajou. Il est arrivé à l’atelier en assez mauvais état. Les bronzes étaient très encrassés. Il y avait aussi beaucoup de décollements structurels et des manques de placage. La restauration a donc consisté à recoller la structure et les placages, sous vide, avec injection de colle infiltrante pour la ceinture supérieure et le fût central. J’ai retiré les quelques anciennes greffes posées à contre-fil, et je les ai remplacées par un placage mieux assorti. J’ai ensuite repris l’ancien vernis au tampon et […]
Restauration d’un bureau à cylindre Directoire de la fin du XVIIIe siècle, plaqué de ronce d’acajou sur ses quatre faces. Il porte la marque CD ou GD, qui m’est inconnue. Toute information la concernant est la bienvenue ! Le meuble est entièrement bâti en chêne, sans un seul morceau de peuplier, même pour les tirettes ou les panneaux. En partie haute, un cylindre découvre quatre petits tiroirs surmontés d’une niche. Il découvre aussi une tablette écritoire coulissante et deux tirettes latérales, toutes garnies d’un cuir doré aux petits fers. La […]
Pour terminer cette année en beauté, voici une restauration qui aura occupé une grande partie de mon temps cette année et qui à rejoint sont propriétaire il y a quelques semaines. Restauration d’une table bureau à 8 pieds dit communément bureau « Mazarin ». Bâti en chêne et conifère massif, les côtés et fonds de tiroir sont en noyer blond. La marqueterie qui le recouvre est constituée, d’écaille de tortue de type Caret (Eretmochelys Imbricata) sur fond rouge Vermillon, et de laiton. Le tout, encadré par de légers filets d’ébène. Il est […]
Réalisation d’un meuble TV et hi-fi, avec un bac à vinyles. Il est plaqué de tinéo et de palissandre sur contreplaqué de chêne et chêne massif. Ses pieds sont en acier noir.
Cette semaine, restauration d’une commode Louis XVI à ressaut, plaquée de palissandre de Rio, d’amarante, de bois de rose et de bois de violette. Par ailleurs, des filets de buis et d’ébène forment un ruban enroulé, aux gravures remplies de cire rouge. Enfin, les pieds en gaine et les montants à pans coupés portent de fausses cannelures en ébène et buis. Toutefois, aucune estampille ne permet d’attribuer ce très beau travail, aux bois d’une grande qualité. La restauration La restauration demandait peu de travail. En effet, un collègue était déjà […]
Important travail de restauration pour ce bureau Mazarin en placage de bois de violette et de palissandre. Il est entièrement plaqué sur sapin, avec un piétement en palissandre massif. Le plateau porte une marqueterie d’étoiles de palissandre, entourées d’ailes de papillon en bois de violette disposées en cercles. Pourquoi ce nom « Mazarin »? Le bureau à huit pieds est un des fleurons du mobilier du XVIIème siècle. Les antiquaires ne l’appellent « Mazarin » qu’à partir du XIXe siècle, pour lui donner plus de « prestige ». En réalité, il n’apparaît que vers […]
Petite restauration pour ce très joli encrier de style Louis XVI, estampillé L.CUEUNIERES jne. Louis Cueunières jeune s’établit en 1870 au 10 rue Villehardouin, à Paris. Il se spécialise dans la restauration de meubles anciens et la reproduction de meubles de style. Cet encrier était en assez bon état. Hormis quelques manques d’ébène, il était seulement encrassé. Quelques greffes d’ébène, un bon nettoyage et une reprise du vernis au tampon ont suffi à lui rendre son éclat d’antan. Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/ Vous pouvez retrouver ce meuble […]
Une restauration importante pour ce petit bureau de style Louis XV richement garni de bronzes, en placage de palissandre. La restauration a consisté à restituer les manques de placages en conservant le maximum de matière restante. En utilisant du placage tranché, raclé, poncé, oxydé et vernis avant recollage afin de ne pas avoir à poncer le meuble avant la finition. Car le palissandre est un bois très foncé qui s’éclaircit avec le temps. Il prend ainsi une belle patine rousse qu’il est hors de question de faire disparaitre par un […]
Née à la fin du XVIIe siècle mais n’ayant obtenu son nom seulement au début du XVIIIe siècle, voici le premier modèle classique de commode. Bien que typiquement de style Louis XIV elle n’a peut-être pas vu le jour avant l’époque de la Régence. Avec des pilastres d’angles arrondis dont la face légèrement bombée, ses profondes cannelures de cuivre, son placage et ses bronzes géométriques, elle s’ouvre à trois rangs de tiroirs. Elle perpétue l’esprit du mobilier Louis XIV durant une grande partie du XVIIIe siècle. Bibliographie : Le meuble […]
Restauration d’une commode d’époque transition à ressaut en placage de bois de rose et de palissandre. Les encadrements de filets à la grecque teintés vert sont en charme et la façade a un décor en « ailes de papillon ». Elle s’ouvre par deux grands tiroirs à traverse dissimulée, et trois tiroirs sur un rang supérieur. Les montants à cannelures simulées sont en placage d’ébène et de buis. Elle repose sur quatre pieds cambrés ornés de sabots en forme de pieds de biche. Au fil des siècles, sa structure a […]
Une seconde vie pour ce bureau de style Louis XV, plaqué de palissandre de Rio (Dalbergia nigra) et d’acajou d’Afrique (Khaya). Outre la construction et les traces d’outils, la présence de cet acajou d’Afrique facilite beaucoup sa datation. Ce type d’acajou commence en effet à arriver des côtes occidentales d’Afrique à la fin du XIXe siècle. Il s’impose dans toute la production de mobilier au début du XXe siècle. J’ai d’abord recollé la structure et les assemblages, puis les « cloches » de placage. J’ai restitué les manques avec du placage tranché, […]
Pour changer cette semaine, un peu de meuble dit « rustique ». Cela change du placage, et pour être franc ce n’est pas désagréable. Je suis même assez content d’avoir ce genre de meuble à restaurer car malheureusement bon nombre de ce type de meuble qui n’ont plus de valeur marchande finissent à la déchèterie ou bien partent en fumée. De plus, ce ne sont pas des meubles qui demande énormément de travail. Pour ce bas de buffet deux corps Louis Philippe, la restauration a constitué à changer les planches de châtaignier […]
La coiffeuse, parfois appelée poudreuse, peut être définie comme un meuble de toilette épousant la forme d’une table ou d’un petit bureau à caissons. Ce nouveau type de meuble apparaît vers 1730, peu après la commode. D’ailleurs, il est souvent richement marqueté ou plaqué de bois précieux. Une poudreuse qui sert aussi de bureau Cette poudreuse assez atypique sert aussi de bureau, ou du moins de table à écrire. Ses quatre pieds sont en acajou massif, et les traverses sont plaquées d’acajou. De plus, des moulures de bois et laiton […]
Jacques-Antoine Leclere (1744 – 30 janvier 1792) a obtenu sa maîtrise à Paris le 29 septembre 1779. Il exerça rue du Faubourg-Saint-Antoine, puis rue des Barres et enfin dans la cour de la Juiverie, à deux pas de la Bastille. Cet ébéniste a produit des ouvrages Louis XV ou Louis XVI de bonne fabrication. Il utilise le bois de rose, le satiné, l’acajou et aussi des panneaux de laque. On trouve son estampille sur des secrétaires, des commodes, divers petits meubles. Citons une paire de commodes demi-lune Louis XVI revêtues […]
Cette commode légèrement galbée ouvre par trois tiroirs. Elle est plaquée de cubes sans fond en noyer, prunier et merisier. Son plateau est marqueté d’un bouquet de fleurs sur fond d’amarante. On reconnaît facilement le Prunier, ou quetschier, à ses démarcations d’aubier : elles créent un motif plus clair et rendent le décor irrégulier. La structure est en sapin et noyer. Il est difficile de rattacher cette commode à un style précis. Elle est Louis XV, mais la simplicité de ses filets et de l’encadrement de la marqueterie annonce nettement […]
Très à la mode à la fin du XVIIIe siècle, la table-cabaret, ou table en cabaret, se caractérise par un plateau à bord relevé, en bassine. Légèrement évidé et bordé d’un rebord sur tout son contour, il reçoit sans risque thé, chocolat et autres breuvages.Ce modèle, proche de ceux de l’ébéniste Canabas, est en acajou massif de Saint-Domingue, avec un renfort métallique sous les pieds. Le plus gros souci venait du pied, qui bougeait dans tous les sens. J’ai donc surtout retiré les vis ajoutées lors d’une précédente restauration, reconstitué […]
Félicitations à Arnaud pour la restauration de cette commode d’époque Transition plaquée de bois de rose, d’amarante, de satiné pour les côtés et d’érable teinté vert pour les filets. Le bâti est en chêne et conifère. Antoine Héricourt (vers 1730 – 1792) obtient sa maîtrise le 20 octobre 1773, après avoir travaillé plusieurs années comme ouvrier libre au faubourg Saint-Antoine. Ensuite, il s’installe rue du Faubourg-Saint-Honoré, puis devient député de sa corporation et syndic. Sa production importante, très prisée d’une clientèle française et étrangère, compte d’ailleurs des meubles classiques et […]
Voici quelques images de la restauration de ce bureau en acajou massif pour le piétement, et en placage de ronce d’acajou pour le reste. A noter que le plateau à cuvette est constitué d’une seule planche de ronce d’acajou massif de 12 mm. Voici le bureau de avant restauration. Le plus gros du travail se trouve sur les pieds. En effet, ceux-ci sont cassés au niveau de l’assemblage du milieu. Ils ont été déjà restaurés et ne se maintiennent que par des vis rapportées. On peut apercevoir deux fentes au […]
Avant/après la restauration d’une table à écrire LXV plaquée de bois de violette sur du chêne massif. Elle est composée de deux tiroirs latéraux et d’une tirette centrale sous le plateau garni d’un cuir. Outre la forte décoloration du vernis il y avait quelques petits décollements et des manques de placages. Les manques ont été restitués par du placage neuf scié, raclé et poncé puis mis à la bonne épaisseur avant le collage afin de ne pas avoir à toucher à la patine se trouvant sous le vernis blanchi. Le […]
Restauration d’une console Louis XVI (1790-1795) estampillée de Bernard Molitor. La structure est en chêne, et les pieds en acajou massif. Les panneaux de la tablette basse sont en hêtre. Elle est plaquée de ronce d’acajou et de filets d’ébène et laiton. Originaire du Luxembourg, Bernard Molitor (1755 – 17 novembre 1833) obtient sa maîtrise à Paris le 26 octobre 1787. Arrivé à Paris en 1776, il travaille d’abord dans un petit atelier du quartier de l’Arsenal. Après sa maîtrise, il s’établit rue de Bourbon-Saint-Germain. L’austérité de sa production, à […]
Une première expérience et un très beau travail de Rachèle, qui a restauré ce prie-dieu en noyer de la fin du XIXe siècle. Le chantier avait de quoi faire peur. Le meuble était resté à l’abandon pendant des années, et les xylophages s’en étaient donné à cœur joie. Nous l’avons d’abord traité par anoxie pendant 21 jours. Comme plus rien ne tenait, nous avons démonté chaque élément, sans grande difficulté, puis nous l’avons recollé à la colle de poisson. Nous avons refait en noyer neuf les pieds arrière, une plaque […]
Cette semaine, un curieux et très joli secrétaire/bureau dos d’âne en marqueterie Boulle et palissandre d’époque Louis XV. Eh oui, le réemploi des marqueteries Boulle n’a pas été à la mode que sous Napoléon III ! En vérité, la marqueterie Boulle n’a jamais cessé d’avoir des adeptes au XVIIIe siècle. Le regain d’intérêt se fait surtout sentir à partir des années 1750. De grands marchands merciers, comme Lazare Duvaux, en revendent alors à prix d’or à des clients prestigieux. Madame de Pompadour elle-même achète une commode pour l’offrir à son […]
Cette petite commode a une forme classique que l’on retrouve sous la Régence. Elle garde encore la rigueur Louis XIV : la façade est galbée en plan, les montants antérieurs sont arrondis et les côtés restent droits.Elle ouvre en façade par trois tiroirs. Ses montants et ses traverses intermédiaires sont ornés de cannelures en laiton.Le bâti est entièrement en sapin. Les panneaux intermédiaires sont assemblés à queues d’aronde dans les côtés. Le fond est fait de planches horizontales, clouées en feuillure.Les tiroirs sont en noyer, sauf leurs façades en bois […]
Félicitations à Damien (stagiaire) pour la restauration de cette table à jeux en marqueterie Boulle. On peut dire qu’il y avait beaucoup de travail. Quasiment tous les placages de laiton étaient décollés, il y avait quelques manques de laiton mais surtout beaucoup de manques d’écaille. Les colles étaient fortement déshydratées au vue des boursouflures d’écaille. La table à jeu a été entièrement démontée. Tous les manques de laiton ont été découpés au chevalet de marqueteur puis ensuite gravés au burin. Pour ce qui est de l’écaille, nous avons opté par […]
Il y a quelques années, j’ai eu la chance de restaurer ce magnifique bureau à cylindre d’époque Transition (1780). Son bâti est en chêne et en sapin. Surtout, il est plaqué de bois de rose, disposé en ailes de papillon sur l’abattant. Autour, un fin encadrement de filets de buis et de charme teinté vert est bordé d’une étroite bande d’amarante. Par ailleurs, l’arrière est plaqué de satiné. Enfin, la marqueterie centrale, sur fond de sycomore teinté tabac, montre des instruments de musique. Deux colombes s’envolent au-dessus, une partition dans […]
Ce meuble à hauteur d’appui d’époque Napoléon III, de forme quadrangulaire, est plaqué de poirier noirci. Par ailleurs, une riche marqueterie Boulle de laiton et d’écaille rouge l’anime. Elle forme ainsi un décor d’arabesques de rinceaux feuillagés, de rocailles et de fleurettes. De plus, une belle garniture de bronze doré rythme l’ensemble : des atlantes aux poings liés sur les montants, des feuilles d’acanthe et un tablier. Une lingotière à godrons souligne aussi le plateau, qui reçoit un marbre noir à ressaut arrondi. Enfin, le meuble ouvre par une porte, […]
Meuble à hauteur d’appui plaqué de poirier noirci, avec une marqueterie Boulle de laiton sur écaille de tortue dessinant des arabesques. Il s’ouvre par un vantail orné d’un médaillon ovale. Celui-ci découvre d’ailleurs des étagères en acajou et placage d’acajou. Enfin, une riche ornementation de bronzes ciselés et dorés l’habille : frises d’oves, cariatides en chutes d’angle, frises d’entrelacs, frises de feuilles d’acanthe, fruits et fleurettes. Gros travail de restauration pour ce meuble Boulle ! En effet, il manquait quelques morceaux de laiton, des filets, et surtout énormément d’écaille de […]
Restauration d’un secrétaire à abattant d’époque Restauration (1815 – 1830) plaqué de ronce d’acajou et surmonté d’un marbre blanc Carrare.Les pieds antérieurs sont en miche et les pieds postérieurs carrés. Le bâti est en chêne et en conifère. On y trouve une marque d’inventaire (I91) à l’intérieur du tiroir inférieur sur le côté droit. Le style Restauration ? Après la défaite de Napoléon à Waterloo, le 18 juin 1815, les deux frères de Louis XVI reprennent le pouvoir. Le comte de Provence règne d’abord sous le nom de Louis XVIII (1815-1824). […]
Restauration d’une commode d’époque Transition, bâtie en sapin et chêne et plaquée de bois de rose. Un encadrement de filets de charme, blanc et teinté vert, l’entoure, avec une bande de satiné bordée d’amarante. Le médaillon central est en placage de satiné assemblé en fougère. L’estampille et la JME se trouvent en bas du pied arrière gauche. André-Antoine Lardin (1724 – 10 août 1790) obtient sa maîtrise le 1er juillet 1750. Il s’installe rue de Charenton, à l’enseigne « Au Bois de Boulogne », et y travaille jusqu’en 1770. Il s’établit ensuite […]
Un beau travail de restauration et surtout de conservation pour cette jolie coiffeuse d’époque Empire. Son bâti est en chêne et peuplier, elle est plaquée de ronce d’acajou. Les côtés de tiroir et les fonds sont en acajou massif. Elle repose sur quatre pieds colonne terminés par des roulettes et réunis par une entretoise en H. La ceinture ouvre par un tiroir central, qui découvre une écritoire garnie d’un maroquin bleu, un plumier et deux casiers pour les encriers. Deux grands tiroirs, de chaque côté, accueillent le nécessaire de toilette. […]
Cette élégante barbière en acajou massif et plaqué date de la fin du XVIIIe siècle. Elle repose sur quatre pieds fuselés à roulettes et ouvre par trois tiroirs en façade. Au-dessus, une niche à plateau de marbre bleu turquin est encadrée de colonnes cannelées. Puis viennent deux tiroirs latéraux et un marbre coulissant à cuvette. Enfin, celui-ci découvre un miroir pivotant sur crémaillère, encadré de filets d’ébène et de laiton. Apparue sous Louis XVI, la barbière est un meuble de toilette pour homme. En effet, elle porte le broc et […]
Voici quelques images de la restauration de cette console d’époque Empire. Mais tout d’abord un peu d’histoire : savez-vous ce qu’est une console et quelle était son utilisation ? Meuble surtout décoratif, la console se place dans l’entrée des appartements ou entre deux fenêtres. La « table en console », comme on l’appelle sous Louis XV, est adossée au mur. Son plateau de marbre repose sur deux pieds en volutes. Sous Louis XV, les modèles sont souvent ouvragés et ornés de motifs très élaborés. Sculptures et reliefs, pieds arqués et façades galbées…Les consoles Louis […]
Voici un travail important de restauration pour cette commode Louis XV plaquée de bois de rose et de bois de violette (à l’origine). Il m’a fallu un peu de temps pour m’assurer qu’il s’agissait bien de bois de violette. Cette commode a en effet subi tant de restaurations qu’elle compte presque autant de palissandre que de bois de violette. Heureusement, les tiroirs sont encore en assez bon état, et ils sont bien en bois de violette. J’en déduis que la commode était à l’origine plaquée de ces deux bois. Côté […]
Réalisation d’une rose des vents en bois massif de 8 mm, plaqué sur un contreplaqué de 8 mm lui aussi. La rose est en érable, noyer foncé et sipo, le fond en merisier. La frise et les points cardinaux sont en sapelli, noyer clair et érable. Elle sera intégrée dans un parquet massif de noyer. Malheureusement, je ne fais pas la pose… J’espère pouvoir voir le résultat final et vous le montrer prochainement.
Restauration d’un somno du début du XIXe siècle, plaqué de ronce d’acajou de Cuba. Disons-le, de précédentes restaurations l’avaient bien malmené. En effet, on avait comblé les manques et les retraits du bois à la pâte à bois, puis tout maquillé. Résultat : on ne voyait plus que ça ! Mais d’abord, un peu d’histoire. Qu’est-ce qu’un somno ? Le somno apparaît sous le Consulat. C’est une petite table de nuit, ronde ou carrée, avec un rangement fermé. Son nom vient d’ailleurs du latin somnus, le sommeil. Sous l’Empire, il […]
Restauration d’une commode de l’est de la France, d’époque Louis XVI. Elle est en chêne et sapin massifs, plaquée de bois de bout de cytise, de noyer, de prunier, d’amarante, de bois de rose, de palissandre, de buis et de charme teinté vert. Les poignées et les entrées de serrure ont été rapportées plus tard. En effet, les garnitures d’origine ont disparu : seuls restent les trous des poignées. Voici un meuble qui n’a jamais été restauré. D’ailleurs, le placage atteint presque 4 mm par endroits. De plus, on voit […]
Petit rafraîchissement pour cette jolie table à la Tronchin. Hormis une moulure manquante et quelques petits manques de placage sur les pieds, rien de bien méchant. Ainsi, la reprise du vernis a suffi à lui rendre une seconde jeunesse. Mais savez-vous d’où vient ce type de table, et à quoi il servait ? Le docteur Tronchin Cette table doit son nom à Théodore Tronchin (1709-1781), médecin genevois. À l’époque, il publie des travaux sur les maladies des os dues à une mauvaise posture à la table de travail. Il vante […]
96 x P 47.5 x H 74 cmOuverte : 96 x 95.5cm Restauration d’une table à jeux à plateau en portefeuille, plaquée de ronce d’acajou dit communément de Cuba. D’après le récent ouvrage « L’essence du bois », de Patrick George, Emmanuel Maurin et Marie-Christine Trouy-Jacquemet, il serait plus juste de l’appeler acajou de Saint-Domingue. Le piétement est plaqué sur du chêne massif et le plateau sur du peuplier. Les moulures sont en acajou massif. La table repose sur des pieds fuselés terminés par des sabots en bronze à roulettes. Sous le […]
La demande : créer une boîte à secrets à plusieurs mouvements, inspirée des boîtes japonaises, mais avec une marqueterie à la française. Trois mouvements permettent de découvrir le tiroir secret. Un bouton à ressort, caché sous le placage, l’éjecte ensuite. Pour la forme et les marqueteries, je me suis inspiré du secrétaire de voyage attribué à Jean-François Oeben. Les formes géométriques et les couleurs sont au plus près de ce que cet ébéniste aurait pu utiliser. La structure de la boîte est en hêtre massif, avec des emboîtures en frêne. […]
C’est la seconde fois que je travaille sur ce type de table, sortie de l’atelier de Louis Majorelle dans les années 1920-1930. Vous trouverez d’ailleurs toutes les informations sur ce type de table sur le lien suivant : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/2019/08/29/table-majorelle/ Il s’agit surtout d’une restauration préventive. En effet, il n’y avait pas de gros dégâts. Ainsi, quelques greffes et le recollage d’une grande partie du placage des chants ont suffi à remettre en état cette jolie table en palissandre de Rio. C’est donc l’occasion de vous parler de ce bois si […]
Voici un secrétaire dans l’esprit le plus sobre du Directoire. Il est en hêtre et conifère massif pour sa structure, et plaqué d’acajou et d’acajou moucheté. Il est très sobrement orné de poignées de bronze en forme de tête de lion tenant un anneau dans sa gueule. Les entrées de serrure sont en forme d’écusson. L’intérieur compte sept tiroirs, dont celui du milieu ferme à clé. L’abattant ferme par une serrure à trois points d’époque. Le bas comporte trois tiroirs, sur lesquels on a rapporté des anneaux de tirage Louis […]
Restauration d’une sellette dont les pieds et la structure sont en noyer, plaquée d’acajou flammé. Elle repose sur trois montants en colonnette, ornés de bagues de bronze et surmontés d’un plateau circulaire en marbre noir veiné. La restauration a consisté à resserrer le plateau fendu du piétement, à recoller les placages de chant et à poser quelques greffes. J’ai décapé les colonnes, fortement attaquées par les xylophages, puis je les ai traitées par anoxie statique. L’anoxie statique est un traitement insecticide par privation d’oxygène, ayant également une action sur les […]
Restauration d’une commode plaquée de palissandre de Rio, avec des filets de satiné. Elle ouvre par deux grands tiroirs et, en partie haute, par deux petits. Sa structure est en chêne et en sapin. Par ailleurs, elle porte l’estampille J.BIRCKLE et le poinçon JME sur le montant gauche. Enfin, on y voit quelques traces de restauration et une marque à l’encre sur un côté de tiroir. Jacques Bircklé Jacques Bircklé (1734-1803) – Ébéniste – maîtrise obtenue le 30 juillet 1764. Un des fournisseurs du Garde-meuble sous Louis XVI. Ouvrier libre […]
La commode sauteuse a semble-t-il été inventée sous la Régence, entre 1705 et 1730, par l’ébéniste Charles Cressent. Elle se généralise ensuite sous Louis XV. Elle ne compte que deux tiroirs, ou deux rangs de tiroirs. Son corps est surélevé sur des pieds galbés mi-hauts : le corps occupe la moitié de la hauteur du meuble, les pieds l’autre moitié. L’observateur a ainsi l’impression que le meuble possède des pattes lui permettant de sauter comme une grenouille. La largeur offre des formes droites, galbées ou en arbalète. Le plateau en marbre suit la […]
Restauration d’un secrétaire à abattant au bâti de chêne, plaqué d’acajou moucheté et d’acajou de Saint-Domingue. Il date sans doute de la fin du XVIIIe siècle. Son dessus en marbre blanc de Carrare est entouré d’une galerie de laiton en partie ajourée. Il ouvre par un tiroir en haut, un abattant au milieu et trois tiroirs en bas. Toutes les serrures d’origine ferment d’ailleurs par une clé à canon trèfle. De plus, des quarts-de-rond en laiton encadrent tous les panneaux, en façade comme sur les côtés. L’abattant plaqué d’acajou moucheté […]
Vous vous souvenez de la commode Empire aux carquois ? Eh bien, voici le secrétaire aux carquois. Il est bâti exactement de la même manière que la commode : même construction, mêmes bois massifs employés et mêmes placages d’acajou. La restauration est identique à celle de la commode. Le but : conserver au maximum, et rendre au meuble sa fonction sans altérer son histoire. J’ai donc recollé la structure et les quelques placages décollés, puis posé quelques greffes de ronce d’acajou. Enfin, il a fallu recharger les pivots de l’abattant […]
Le métier de restaurateur réserve bien des surprises. Il existe plus de 60 000 espèces d’arbres dans le monde. Autant dire que même si l’on retrouve souvent les mêmes espèces de bois dans le mobilier français, il arrive que l’on tombe sur une inconnue. Je trouvais ce bois bizarre. Du bois de violette ? Non. Un palissandre ? Peut-être, mais une variété que je ne connais pas. Bon, je décape un endroit pour voir la vraie couleur du bois. Tiens, le vernis était très rouge : ce placage est en […]
Gros travail de restauration – conservation sur cette banquette et ses quatre fauteuils d’époque Consulat, estampillés Jacob Frères rue Meslée. Leurs pieds avant et arrière sont en acajou de Cuba massif, leurs traverses plaquées. Les accotoirs, portés par des têtes d’Égyptiennes, sont en acajou clair de Saint-Domingue, pour contraster avec les montants. Ils sont ornés de palmettes sculptées et de rosaces en acajou de Cuba. Les pieds avant sont en gaine et terminés par des griffes, les pieds arrière arqués. La banquette est un canapé transformé. À cause des retapissages […]
Cette semaine, voici quelques photos de la restauration de cette commode Empire plaquée de ronce d’acajou. Son originalité tient surtout à la qualité de ses bronzes. En effet, avec les colonnes des côtés, ils forment des carquois. Par ailleurs, les entrées de serrure figurent deux branches de laurier croisées, nouées d’un ruban. À l’origine, les bronzes étaient dorés au mercure, comme le montrent les taches de dorure au dos. Malheureusement, il ne reste que quelques traces sur la face visible. De plus, elle est d’autant plus singulière que je dois […]
Restauration d’un cartel en marqueterie d’écaille brune sur fond noir et de laiton d’époque Napoléon III. Malgré la poussière, l’oxydation et les années passées au fin fond d’un grenier, ce petit cartel est en très bon état. Excepté un manque de laiton sur le côté droit du chapiteau, il est complet. La dorure est toujours bien présente sous la couche de crasse, et la structure est en parfait état. Une restauration donc simple : un recollage de l’ensemble de la marqueterie sous vide, puis un léger nettoyage, un vernis au […]
Restauration d’une étagère murale d’époque Napoléon III en placage de poirier noirci, de bois de rose,amarante, loupe d’amboine et d’une marqueterie sur le thème de la musique. Sous la poussière, à part des petits manques de poirier noirci et de bois de rose ainsi qu’une légère déshydratation de l’ensemble rien de bien méchant. Quelques greffes de placage, une infiltration de colle sous vide, un nettoyage de l’ensemble, un vernis au tampon incolore et le tour est joué. Tous cela sans utiliser de papier abrasif. A part pour égrener le vernis […]
Importante restauration pour cette superbe commode tombeau d’époque Louis XV estampillée sur les quatre montants par Jean-Baptiste Hedouin. Le bâti et les tiroirs sont en chêne, sapin et noyer massifs. Elle est plaquée de satiné pour les contours du frisage, et d’une marqueterie géométrique en bois de violette. On distingue deux sortes de bois de violette : l’un au grain et au veinage très serrés pour les losanges, l’autre plus tortueux pour les contours, les montants et les traverses. Le marbre gris des Ardennes est mouluré et chantourné aux formes […]
Il semblerait que les premières caves à liqueur sont apparues à la toute fin du XVIIIe siècle. Mais c’est au XIXe siècle que la mode des caves à liqueur connait un véritable essor. La révolution a bouleversé les classes et les modes de convivialité engendrant une consommation plus importante de liqueur, ce qui a contribué à l’essor de ce nouvel objet de société. L’émergence des caves à liqueur est bien entendu directement liée à l’évolution de la consommation des alcools en France telle que les vins doux méditerranéens, les eaux-de-vie, le cognac, les liqueurs de […]
Voici une table demi-lune à trois plateaux. Ce style de table venu d’Angleterre est un classique du style Louis XVI. Elle s’ouvre sur deux plateaux circulaires, l’un garni de feutre, l’autre plaqué d’acajou. Sa ceinture, plaquée de loupe d’acajou, est ornée d’encadrements de laiton. Elle repose sur cinq pieds fuselés, à cannelures garnies de laiton et terminés par des sabots. Le cinquième pied est fixé à un tiroir : on le tire pour soutenir le rabat une fois déplié. Très jolie production datant probablement de la fin du XVIIIe siècle. […]
Ce bureau est d’une très belle facture, avec son bâti en chêne plaqué d’acajou et ses pieds en acajou massif. C’est d’ailleurs le parfait exemple des meubles de grande qualité du XIXe siècle. En effet, l’ébénisterie est parfaitement exécutée, et les bronzes sont dans un parfait état. Bref, tout est là, il ne manque rien. La maison Krieger commence son activité d’ébénisterie au milieu du XIXe siècle avec Antoine Krieger (1804-1869). Puis elle ajoute un important département de décoration, qui assure son prestige jusque vers 1945. Ainsi, elle exécute tous […]
DIMENSIONS : H.71 L.104 P.52 Ce bureau à cylindre correspond parfaitement à ceux produits par l’atelier de Nicolas Petit entre 1770 et 1791, année de sa mort. En effet, à quelques exceptions près, Nicolas Petit réalisait surtout ce type de meuble en acajou mouluré, sur pieds cannelés et à dessus de marbre blanc. Sobres, ils répondaient ainsi au goût de l’époque. Il comporte deux tiroirs en ceinture, deux tablettes escamotables latérales et une tablette centrale, verrouillée quand l’abattant est fermé. De plus, l’intérieur compte deux tiroirs, dont celui de droite […]
Voici une commode très sobre de l’est de la France, datant sans doute de la fin du XVIIIe siècle. Sa façade est légèrement galbée et ses montants sont à pans coupés. Les bronzes ne sont probablement pas d’origine. Le bâti est en conifère massif, les montants en chêne. Les fonds de tiroirs sont montés en feuillure et coulissent sur les fonds de propreté, ce qui est typique d’un travail provincial. Petite particularité : la commode n’a pas de panneau de dessus, le marbre repose directement sur le bâti. Au niveau […]
Travail de restauration-conservation sur ce rare bureau à rideau d’époque Louis XVI estampillé de Jean-Chrysostôme Stumpff. (1731 – 17 janvier 1806), reçu maître le 27 août 1766. Originaire de Schweigern, en Souabe (Allemagne), il se marie en 1760 à Paris, à l’ambassade de Suède, comme la plupart de ses compatriotes de religion réformée. Son témoin est d’ailleurs son confrère ébéniste Ferdinand Schwerdfeger. Dans son atelier de la rue Saint-Nicolas, il réalise quelques meubles Louis XV, mais surtout un grand nombre de meubles Transition et Louis XVI. La production de Stumpff […]
Voici quelques photos de la restauration d’une petite table à ouvrage de style Louis XVI, de la fin du XIXe siècle. Ses pieds sont en acajou massif. Par ailleurs, son placage associe le bois de rose et le sapelli, avec du poirier noirci et du buis pour les cannelures et les filets. Rien de bien méchant pour ce joli petit meuble : seulement quelques manques de placage et un petit éclat sur le côté en chêne du tiroir. Une restauration simple : quelques greffes de placage collées à la colle […]
La restauration de ce meuble est un grand classique : une porte déformée et presque plus un seul filet de laiton. Heureusement, la marqueterie de la porte était assez bien conservée. Il n’y manquait qu’un petit morceau de laiton et quelques morceaux de corne teintée. Rien de bien méchant. J’ai d’abord démonté les bronzes. J’ai ensuite refait et collé tous les filets manquants, en recollant au passage ceux qui restaient. Je me suis ensuite attaqué à la porte. J’ai déposé le placage d’amarante du contre-parement, redressé la porte, puis reposé […]
Petit retour sur la fabrication d’un secrétaire de style Louis XIV en chêne massif. L’abattant et les tiroirs sont incrustés de merisier et de noyer. Finition teinte chêne doré, puis vernis.
Ne vous fiez pas aux entrées de serrure Directoire de ce cabinet : il date bien de la fin du XVIIe siècle, voire du début du XVIIIe. Ces entrées ne sont évidemment pas d’origine. Le meuble conserve d’ailleurs peu d’éléments d’origine, hormis les tiroirs, la structure et le piétement. Le placage de la façade, des côtés et du dessus a été modifié. On voit très bien que les serrures ont été changées et les anciennes entrées rebouchées. Sa structure est en merisier, sapin et peuplier massifs. Il est plaqué de […]
Voici quelques photos de la restauration d’une commode en noyer massif, plaquée en incrustation de loupe de thuya, avec des filets à la grecque en amarante et buis. Les tiroirs et les panneaux intérieurs et arrière sont en sapin. Malgré le chantournement de la traverse, son galbe et ses pieds, cette commode est bien de style Transition, mais d’époque Louis XVI. Dans le titre, j’ai écrit « dans le goût des Hache » : cette commode vient à coup sûr du Dauphiné. Mais qu’elle sorte de l’atelier de la célèbre famille d’ébénistes […]
Cette semaine s’achève la restauration d’une commode Louis XVI estampillée J.A BRUNS. Son bâti est en chêne, sauf les panneaux de côté, les arrières et les façades de tiroirs et les deux fonds de propreté, en conifère. Elle est plaquée de bois de rose en ailes de papillon, et d’amarante pour les contours. Les fausses cannelures sont en buis et ébène. Un filet d’érable teinté vert dessine les coins à la grecque. On note quelques ajouts de satiné, issus de restaurations précédentes. Le marbre est un gris Sainte-Anne. Cette commode […]
Après plusieurs semaines de travail, la restauration de ce cartel est enfin terminée. C’est un cartel d’époque Louis XV en marqueterie d’écaille de tortue brune et de laiton, avec des restaurations en palissandre. Le cadran est de Louis David Carré, neveu de Julien Le Roy, reçu maître le 31 décembre 1748. Logé au Louvre dès 1744, il fut élu juré en 1775. La plus grande richesse sur ce cartel se trouve dans ses bronzes. Ils sont vraiment magnifiques, et surtout, ils sont en très bon état. Il n’y a que […]
Voici quelques images de la restauration d’un secrétaire estampillé Pierre Roussel (1723-1782). Reçu maître ébéniste en 1745, Pierre Roussel s’installe rue de Charenton, dans le faubourg Saint-Antoine sous l’enseigne » L’image de Saint Pierre « . Grâce à ses qualités d’ébéniste et surtout de marqueteur hors-pair, il acquiert très rapidement une grande notoriété. En 1762, il devient juré de sa communauté. Dès 1767 il est considéré comme l’un des meilleurs ébénistes de son époque. Grandement apprécié par ses confrères, il devient député du corps des ébénistes en 1777 puis syndic deux […]
Voici une charmante commode Mazarine d’époque Louis XIV. Galbée en arbalète en façade, elle ouvre par trois tiroirs sur trois rangs. De plus, un plateau marqueté d’une rose des vents sur fond de bois de bout la coiffe. Son bâti de sapin porte d’ailleurs un très beau placage d’olivier, en bois de bout et de fil, et de palissandre. Par ailleurs, les côtés sont en frêne, tandis que les filets et la rose des vents sont en buis.Enfin, les traverses s’assemblent en queue droite sur les côtés, ce qui a […]
Cette boîte à couture est d’époque Napoléon III. Son bâti est en conifère. Elle est plaquée de palissandre de Rio, de bois de rose, d’acajou pour l’intérieur et d’un filet en buis et érable teinté vert. Grande qualité de cette boîte : son couvercle n’a pas travaillé. C’est souvent le gros souci de ce genre d’objet. On oublie de les fermer à clé, et le bois travaille. Il devient alors très compliqué de trouver le « truc » pour que la boîte se referme bien, sans restauration trop lourde. Travail de restauration […]
Pour bien commencer cette nouvelle année, je vous présente mon nouveau projet. Je me lance dans la réalisation d’une copie de ce coffret attribué à André Charles Boulle. Vous pourrez suivre ce travail, et même venir le voir : il sera mon principal sujet de découpe au chevalet de marqueteur lors des salons et événements des prochaines années. Eh oui, je parle bien de plusieurs années, car c’est un travail extrêmement long. Le choix des essences Il m’a d’abord fallu trouver et choisir les essences de la marqueterie. Le fond […]
Voici une table de style Louis XVI, qui doit probablement être un travail du début du XXe siècle. Probablement réalisée au Faubourg Saint Antoine, ou bien à l’école Boulle. J’ai déjà vu des meubles d’apprentissage de cette qualité ayant été fabriqué par des élèves lors de leur apprentissage. Son bâtis est en chêne tandis que le placage est en bois de rose et d’acajou avec un filet noir. Pour la restauration, il n’y avait rien de bien méchant mis-à-part un manque de bois de rose au niveau de la marqueterie […]
Le lit « bateau », avec sa courbure caractéristique, est une invention française apparue sous le Directoire. Il est ensuite très à la mode sous l’Empire et la Restauration. Ici, on reconnaît d’ailleurs l’Empire à ses pieds en patte de lion. Deux acajous Toutefois, le vernis de ce lit avait passé, si bien qu’on ne distinguait plus les deux acajous qui le composent : La restauration Le plus gros du travail a donc été de revernir le lit : un gros chantier, vu la surface à couvrir. Mais il fallait […]
Côté restauration il n’y avait pas grand chose d’extraordinaire, le recollage des laitons à la colle de poisson et par infiltration, puis le décapage et le vernis. Sur ce type de meuble le plus difficile, c’est la teinte noire. Car avec le temps le poirier noircit, perd sa couleur et devient gris. Il faut alors le teinter, sans bien sûr masquer le laiton. Pour cela, je remplis et je polis le meuble jusqu’a ce que les laitons deviennent un vrai miroir. Ensuite, j’applique une teinte de campêche à chaud puis […]
Il y a quelque temps, je vous parlais de ce bureau en cours de restauration. Eh bien, le voilà terminé. Le vernissage a duré trois semaines, le temps de bien laisser tirer le vernis pour obtenir le meilleur résultat possible. Pour revoir les étapes de la restauration : Bureau dos d’âne Louis XV. Voici donc quelques photos avant et après.
Voilà deux semaines qu’a commencé la restauration d’un joli bureau dos d’âne ou comme le dit Riesener dans ses mémoires d’un « secrétaire à tombeau ». Comme l’étape de restauration est terminée et le vernis commencé, je prends le temps d’en faire un petit résumé. Description du bureau Son bâti est en chêne et en sapin, plaqué de bois de rose et de bois de violette. De plus, l’abattant porte une marqueterie florale en buis, en érable naturel et teinté et en charme. Par ailleurs, le bureau compte un grand tiroir en […]
Une restauration classique en marqueterie Boulle : réhydratation de l’ancienne colle par infiltration, confection et collage des laitons manquants, et reconstitution du piétement, en mauvais état mais pas perdu. Pour finir, un nettoyage des bronzes et un vernis au tampon incolore. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences : même un meuble très dégradé peut retrouver sa beauté passée.
Durant la période très mouvementée de la révolution française, la production de mobilier diminue fortement, et la plupart des artisans traversent des moments très difficiles. Dans l’ensemble, du Directoire au Consulat, meubles et sièges n’ont guère le temps d’évoluer. Certains motifs d’inspiration égyptienne étaient déjà apparus. Mais c’est avec l’expédition d’Égypte (1798-1801) qu’ils forment un style à part entière. Le style « Retour d’Égypte » ne dure cependant qu’une dizaine d’années tout au plus : il est vite remplacé par le style Empire, imposé par Napoléon. On retrouve sur cette commode tous […]
Cette semaine se termine la restauration d’un secrétaire d’époque Louis XVI. Martin Ohneberg (maître en 1773), qui a réalisé ce meuble, était un excellent marqueteur. En effet, il employait un bois de rose de très grande qualité. De plus, il a réalisé de nombreux meubles aux lignes très simples mais admirablement marquetés, dont une infinie variété de secrétaires à abattant. Celui-ci est ainsi plaqué de bois de rose et d’amarante, avec une marqueterie en mosaïque de fleurons d’érable sur fond de satiné rouge. Par ailleurs, les rubans d’encadrement sont en […]
Retour sur la restauration d’une table Louis XIII du XVIIe siècle. Elle est en noyer massif, plaquée de noyer, d’ébène, d’ivoire et de buis. Elle a longtemps séjourné dans un grenier, et son plateau en a malheureusement beaucoup souffert. Il y manquait beaucoup de placage. J’ai d’abord retiré le peu de placage restant. C’était très facile : il ne tenait plus du tout. Il suffisait de le soulever avec une lame fine pour qu’il vienne tout seul. J’ai ensuite recollé le plateau, en rapportant de la matière là où le […]
Cette année, pour la deuxième année consécutive, les Journées du patrimoine permettaient de visiter une partie des réserves et les ateliers de restauration du mobilier national. Ainsi, l’édition 2019 exposait la commode de « l’ingratitude ». Cette commode a d’ailleurs une histoire bien particulière. La Couronne la commande, et elle est livrée le 13 juillet 1789, veille de la prise de la Bastille. Son créateur est l’ébéniste Pierre-François Guignard, reçu maître le 21 janvier 1767. Or, payé par le Garde-Meuble le 13 juillet, il prend dès le lendemain une part […]
Cette semaine, j’ai restauré un joli guéridon de fabrication régionale en frêne massif pour le piétement et en marqueterie d’érable, noyer et prunier pour les cubes sans fond. Rien de bien méchant pour la restauration : j’ai recollé les éléments de marqueterie qui se décollaient, décapé le guéridon, puis je l’ai verni au tampon. J’ai utilisé une nouvelle recette très intéressante, donnée par Dessaignes en 1861. Je la présenterai dans un prochain article.
Retour sur une ancienne restauration passionnante (en tout cas pour moi). Tellement passionnante que j’en ai oublié de prendre des photos en début de restauration ! Ce cabinet date du XVIIe siècle. Sa partie haute compte deux tiroirs en corniche et deux vantaux. Le piétement comporte deux tiroirs en ceinture, portés par huit pieds tournés, et un plateau sur pieds boule. À l’intérieur, on trouve douze tiroirs et deux vantaux, qui cachent un théâtre et onze autres tiroirs. Les pieds et les moulures sont en poirier massif. Le reste du […]
Voici une table dans le pur style Art Déco. Elle est plaquée d’ébène de Macassar, et ses pieds sont en acajou. Elle date probablement des années 1920. Louis Majorelle est surtout connu comme l’un des grands ébénistes de l’Art nouveau. On oublie trop souvent qu’il fut aussi l’un des précurseurs de l’Art déco, comme le montre parfaitement cette table. Côté restauration, c’est comme toujours le placage qui demande le plus de travail : il y a des manques, il se décolle… Mais le plus difficile, sur cette table, c’est le […]
Il y a un mois, une jolie commode Transition est arrivée à l’atelier. Elle me fait penser au travail de l’ébéniste Charles TOPINO (vers 1742-1803) – maîtrise obtenue le 4 juillet 1773. Mais elle ne porte pas son estampille, ni aucune autre d’ailleurs. Preuve qu’un meuble de grande qualité n’a pas besoin d’estampille. Ses marqueteries pourraient très bien venir de l’atelier de Topino. Il vendait en effet des panneaux marquetés aux marchands merciers et à ses confrères, qui en habillaient leurs meubles. Cette commode peut donc être inspirée de Topino […]
Vous vous souvenez de ce bureau dos d’âne ? Eh bien, il est terminé. Ce ne fut pas une mince affaire, mais il a retrouvé son lustre d’antan. Il ne reste plus qu’à poser les entrées de serrure des tiroirs et le cuir avant qu’il retrouve son propriétaire. J’ai refait une grande partie des pieds en bois de violette scié. Je l’ai mis à la bonne épaisseur, raclé, poncé et oxydé avant collage. Ainsi, pas besoin de poncer tout le meuble, ce qui l’aurait encore abîmé.
Une restauration classique pour ce type de meuble. Les pieds sont légèrement abîmés, et le vernis a jauni et terni. Quelques greffes de bois de rose, un nettoyage, un décapage et un beau vernis au tampon suffiront à lui redonner une seconde jeunesse. Sans oublier le nettoyage des bronzes.
Grâce à son estampille, on peut ainsi dater ce bureau dos d’âne, ou bureau de pente, entre 1738 et 1783. Jean-Baptiste Hédouin La vie de Jean-Baptiste Hédouin reste assez méconnue. Après sa maîtrise, il installe son atelier rue Traversière-Saint-Antoine. Tous ses meubles sont d’ailleurs de belle qualité. Surtout de style Régence et Louis XV, presque tous plaqués en feuilles ou en quadrillages, ils sont aussi variés : armoires, bureaux plats et de pente, bibliothèques… Mais les commodes forment la plus grande partie de sa production. La plupart adoptent ainsi les […]
Voici une encoignure estampillée de Jean-Mathieu Chevallier. Elle est en chêne massif, plaquée de bois de rose et de bois de violette avec un filet en buis. Jean-Mathieu Chevallier Jean-Mathieu Chevallier est déjà installé rue de Grenelle, à l’enseigne de « la Croix Chevallier », quand il obtient ses lettres de maîtrise en 1743. Ensuite, il développe beaucoup son commerce. Il est notamment en affaires avec André-Charles Boulle, l’un des fils du célèbre ébéniste. De plus, il participe à l’ameublement de l’hôtel du duc de Talmont et du château de […]
Cette semaine, une petite table à jeux de style Louis XVI est partie de l’atelier. Comme vous allez pouvoir le constater il n’y avait pas beaucoup de travail à faire. Comme quoi, un simple nettoyage, re-vernissage et un cuir tout neuf peuvent redonner vie à un meuble un peu terne.
Cette semaine deux meubles ont quitté l’atelier. Une jardinière Napoléon III en placage de bois de rose et un chiffonnier Louis XVI en placage de bois de rose et bois de violette. Si ce meuble avait eu sept tiroirs il se serait appelé semainier. Voici quelques photos de leur restauration.
Cette semaine, retour sur la restauration d’une commode d’époque Louis XIV, une commode dite Mazarine. Mais d’où vient ce nom de « Mazarine » ? Eh bien, il semblerait qu’un premier exemplaire ait été fabriqué pour la fameuse bibliothèque Mazarine, tout simplement. L’illustre créateur de la commode n’est d’ailleurs autre qu’André-Charles Boulle lui-même. En 1708, pour la chambre de Louis XIV à Trianon, il révolutionne une forme de meuble : la commode. Elle doit son nom à son côté « commode », pratique, comparé aux coffres alors très répandus. Aujourd’hui présentées à Versailles, les deux […]
Après quelques heures de découpe, de collage, de recollage et de nettoyage des surfaces, voici enfin l’étape de la finition. J’ai choisi de vernir ce cartel au tampon. Cette finition met en valeur la marqueterie, la protège et reste facilement réversible, comme toutes mes interventions. J’utilise toujours un vernis à la gomme laque transparente, sur le bois comme sur les autres matières. Les étapes du vernis sont difficiles à expliquer : seules des heures et des heures de pratique permettent d’acquérir tous les secrets de cette technique traditionnelle. Une fois […]
Voici un article paru dans le Perche du mercredi 15 mai 2019.
J’ai recollé la structure, déposé le laiton, nettoyé les restes de colle animale et retiré les résidus de glue et de colle Néoprène. Vient alors la découpe des nouvelles pièces de laiton et d’écaille de tortue pour combler les manques. Donc, comme d’habitude je prends l’empreinte de la pièce manquante. Je colle ensuite ce papier sur une plaque de laiton, elle-même collée à la colle de poisson sur un contreplaqué de 4 mm. La plaque est ainsi plus facile à découper. Pour récupérer la pièce de laiton, c’est simple : […]
Une fois les différents éléments de structure recollés, je m’attaque à la marqueterie d’écaille de tortue et de laiton. Comme vous allez vous en rendre compte, sur ce cartel elle est en très très très mauvais état, autant dire que rien ne tient. Il faut donc tout déposer pour ce qui est du laiton. L’écaille de tortue, elle, tient bien, elle n’est que décollée partiellement. La première étape de restauration de cette marqueterie consiste donc à retirer et déposer chaque élément de laiton. La seconde consiste à nettoyer l’ancienne colle, […]
Voici mon premier client, ou patient… comme vous voulez. C’est un cartel en marqueterie Boulle d’écaille de tortue brune, d’ébène et de laiton. Comme le montrent les photos, il n’est pas en très bon état. Il manque beaucoup de laiton, et celui qui reste se décolle de partout. À première vue, il est toujours difficile de dater précisément un cartel Boulle. D’ailleurs, celui-ci ne porte pas d’estampille. En revanche, il a des vis en tire-bouchon, typiques du XVIIIe siècle, et peu de traces d’outils visibles. Pourtant, j’avais l’intuition d’une copie […]
Dessin de Nicolas Bernard Lépicié que vous pouvez admirer au Musée des Beaux-Arts, Orléans. Sûrement un prochain projet de marqueterie. On peut y ressentir les conditions de vie, et de travail, des hommes qui ont créé et mis leur savoir-faire et une partie d’eux-mêmes dans ces quelques morceaux de bois. Ainsi, à leur manière, ils inscrivaient leur vie, leur histoire dans la grande Histoire. Là est l’essence même du métier de restaurateur. Le restaurateur de mobilier n’est qu’un passeur de mémoire. Il fait en sorte que l’âme du meuble soit […]
Voici une petite vidéo très instructive sur le poli, la méthode de finition que j’ai appliquée sur l’armoire à outils. https://ebenisterie-mathieuvath.fr/2019/02/19/armoire-a-outils/
Et voilà, elle est terminée, et prête à être utilisée. Tous les outils sont bien à leur place. Il ne me reste plus qu’à trouver des bronzes pour les poignées et entrées de serrures. Pour la technique de finition, j’ai réalisé la même que celle qui était appliquée sur les meubles de cette époque. C’est à dire le poli. J’ai d’abord raclé la surface, puis j’ai poncé avec un papier de verre de grain 150. Ensuite, j’ai appliqué du tripoli de Venise mélangé à de l’huile d’olive avec un morceau […]
Pour ces marqueteries, j’ai puisé dans le livre de Pierre Ramond « André-Charles Boulle, Ébéniste, Ciseleur et marqueteur ordinaire du Roy ». Ainsi, j’ai repris les relevés de marqueterie de l’armoire de l’atelier Boulle (vers 1715-1720). Toutefois, j’ai retiré les oiseaux et le papillon, pour alléger un peu le dessin. Par ailleurs, la méthode « Boulle » m’a en partie servi pour les acanthes et le vase. Enfin, pour les bouquets de fleurs, j’ai choisi la technique de la peinture en bois.
Quelques photos des marqueteries de l’armoire à outils. Pour les écoinçons je me suis inspiré de ceux se trouvant sur une table de Pierre Gole, prédécesseur et grande influence d’André-Charles Boulle. Pour cette armoire, il me fallait faire 16 écoinçons. Donc, pour gagner du temps j’ai décidé d’utiliser la technique de marqueterie dite « Boulle ». J’ai fait 4 paquets avec des bois de couleurs différentes pour obtenir 4 marqueteries différentes en une seule découpe. Donc, il y a 4 fois les mêmes dessins mais avec des couleurs de fleurs différentes. Ensuite, […]
Voici quelques images de la réalisation des oiseaux de la marqueterie des portes du bas. Je les ai découpés au chevalet de marqueteur, puis insérés dans un fond en poirier noirci. Les branches sont en noyer.
Sur cette marqueterie je me suis fait plaisir, j’avais toujours eu envie de réaliser cette célèbre fresque en marqueterie. Ce qui m’a permis de retenter l’expérience de la « marqueterie à la mosaïque » de David Roentgen. J’ai donc créé un paquet avec une feuille de charme, une feuille d’érable sycomore et une feuille de poirier pour faire les personnages, car il n’y a pas mieux que le poirier pour reproduire la couleur de la peau. Pour teinter le fond, je l’ai trempé dans différents bains afin de produire cet effet de […]
Avec cette armoire à outils, je voulais explorer et mettre en pratique plusieurs pistes sur lesquelles je faisais des recherches. L’une d’elles : m’attaquer à la technique de marqueterie d’un célèbre ébéniste du XVIIIe siècle, David Roentgen. Cette « marqueterie à la mosaïque » consiste à découper une seule feuille de placage par sciage conique. On colore ensuite chaque pièce en la trempant dans une teinte choisie. Il y avait toutefois deux difficultés : le sciage conique, délicat sur un placage de 0,6 mm, et la coloration des bois. Quand je fais […]
J’ai réalisé le bâti en noyer massif, les panneaux en peuplier et les portes en contreplaqué. Ensuite, des recherches m’ont guidé pour les différents motifs de marqueterie. En effet, les livres de Pierre Ramond sur la marqueterie, de véritables bibles sur le sujet, m’ont beaucoup inspiré. Par ailleurs, pour le décor des tiroirs intérieurs, je me suis inspiré des amours de la table des Muses de Jean-Henri Riesener.
L’atelier étant en travaux, aujourd’hui je vais commencer à vous décrire les différents étapes qui ont constituées la réalisation de cette armoire à outils. L’idée m’est venue en cherchant un moyen de ranger tous mes outils dans un seul et même meuble. Pour le style, j’avais restauré peu de temps avant une commode masarine dans le style des HACHE à Grenoble. Lorsque je me lance dans la fabrication d’un meuble perso j’aime bien explorer de nouvelles techniques. Et je ne m’étais encore jamais attaqué au style Louis XIV / Régence.
Restauration d’un bonheur du jour Empire en placage d’acajou, estampillé Antoine-Nicolas Lesage : plateau recollé, manques de placage restitués, bronzes dorés nettoyés et finition à la gomme laque reprise.
Restauration d’une commode à consoles rapportées, communément mais improprement appelée « commode Mazarine », d’époque Régence, plaquée d’olivier en bois de bout et de frêne, provenant probablement du Dauphiné.
Restauration d’une commode de maîtrise Louis XIV du Dauphiné, en placage géométrique de bois des Alpes. Bombée en façade, elle ouvre par trois tiroirs sur trois rangs. Par ailleurs, ses proportions et sa construction sont celles d’une commode grandeur nature (queues d’aronde, planchers intermédiaires…). L’ébéniste a d’ailleurs parfaitement su jouer des contrastes en juxtaposant les essences. On remarquera ainsi la qualité et la variété des bois de ce petit meuble. D’abord l’olivier et la loupe d’olivier. Puis le noyer et le palissandre des bandes d’encadrement, soulignées de doubles filets de […]
Restauration d’une poudreuse, ou table de toilette, du dernier quart du XVIIIe siècle, estampillée G.JACOB et JME. Elle ouvre par deux tiroirs en ceinture. Sur le dessus, un marbre blanc de Carrare est entouré d’une galerie ajourée en laiton. Elle repose sur quatre pieds fuselés en acajou massif, terminés par des sabots à roulette. Enfin, les traverses en chêne massif sont plaquées d’acajou. Georges Jacob (1739-1814) Georges Jacob naît le 6 juillet 1739 à Cheny, dans l’Yonne, dans une famille de paysans. Très jeune, il part pour Paris. Il y […]
Voici une restauration menée en début d’année par Raphaël. Ce fut un travail long, mais concluant. D’ailleurs, j’ai revu ce bureau récemment : il a parfaitement supporté de fortes variations de température et d’humidité. La suite de ce rapport est de la main de Raphaël. Un bureau « Mazarin » Ce bureau date de l’époque Louis XIV. Il est couvert d’une marqueterie Boulle de laiton sur fond d’écaille de tortue rouge. Huit pieds en console portent la caisse ; ils sont reliés quatre à quatre par une entretoise en X. En façade, […]