Restauration d’un cartel Régence en marqueterie Boulle sur fond d’écaille brune.
Depuis l’Antiquité, l’homme cherche à maîtriser le temps et à créer un « garde du temps ». Obélisques égyptiens, clepsydres, cadrans solaires, sabliers. Mais c’est au XVe siècle, que sont fabriquées les premières horloges mécaniques à poids, à une seule aiguille, mais généralement munies de sonneries. Au XVIe siècle, on adopte presque partout le compte du jour en deux fois 12 heures, au lieu de 24. Chaque ville garde pourtant son heure méridienne jusqu’à l’avènement des chemins de fer et de l’heure universelle.

Constat d’état
Un très fort encrassement rendait la marqueterie difficile à lire. Dessous, toutes les colles étaient déshydratées, ce qui provoquait surtout des décollements de laiton. Le bâti, quant à lui, était en bon état. Il y avait quelques manques, principalement sur la console.

























Nous avons déposé les bronzes en prenant soin de les établir sur une planche de stockage. Nous avons ensuite nettoyé l’ensemble du cartel par micro-aspiration. Certains éléments de laiton se décollaient complètement ou étaient déjà tombés : leur propriétaire les avait mis dans une enveloppe, ouf ! Nous les avons plongés dans un bain d’eau déminéralisée et de complexant, pour les nettoyer et retirer l’oxydation.




Nous avons nettoyé au gel les résidus de colle du bâti. Les anciens collages à la cyanolite, eux, ont malheureusement dû être retirés mécaniquement.
Nous avons restitué les manques de laiton et d’écaille, puis les avons recollés à chaud, sous vide, à la colle de poisson.
Nous avons nettoyé les bronzes à la vapeur d’eau.













