Commode Louis XVI

Ebénisterie Mathieu Vath

Cette semaine, restauration d’une commode Louis XVI à ressaut plaquée de palissandre de Rio, amarante, bois de rose, bois de violette avec des filets en marqueterie de buis et d’ébène formant un ruban enroulé avec le fond des gravures bouché à la cire rouge. Les pieds gaines et les montants à pan coupé ont de fausses cannelures en ébène et buis.

Pas d’estampille permettant d’attribuer ce très beau travail et cette grande qualité de bois choisi pour la réalisation de cette commode.

Ebénisterie Mathieu Vath
Avant restauration

Concernant la restauration, le travail n’est pas très important. Un collègue est déjà passé par là il y a quelques années et il a bien fait sont travail. L’ensemble des recollages a été effectués à la colle animale ce qui me permet aisément de réaliser les quelques recollages et greffes de placage. Le plus ennuyant, c’est que le vernis est fortement altéré par les rayons du soleil et de la lune.

L’ancien vernis au tampon a donc été retiré à l’aide d’un décapant adapté à la restauration de mobilier. Celui-ci n’étant pas agressif pour le bois il permet de conserver le « fond » tout en retirant le film de vernis. Puis une finition correspondant à celle utilisée à l’époque de la création de cette commode, le poli ciré.

Quel bonheur de pouvoir réaliser ce travail, car même si le vernis au tampon est réversible et qu’il ne gène pas la conservation du mobilier, il est complètement anachronique d’utiliser un vernis au tampon pour des meuble du XVIIIeme siècle. En effet, les premières preuves écrites de traces de vernis au tampon dans le mobilier français ne datent que du premier quart du XIXeme siècle. Alors que le poli donne une surface beaucoup plus douce, plus soyeuse et pour couronner le tout, est très facile à entretenir et à rattraper en cas de rayure.

Ebénisterie Mathieu Vath
Passge de la prèle

La technique employée a été effectuée de la même manière que celle décrite dans « L’art du menuisier-ébéniste » d’André-Jaques Roubo (1774) et vous pouvez retrouver les outils utilisés dans l’image tirée du livre ci dessous.

« L’art du menuisier-ébéniste » d’André-Jaques Roubo (1774) planche 296
Ebénisterie Mathieu Vath
Après restauration

Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/

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