Restauration d’une commode plaquée de ronce d’acajou, ouvrant par trois tiroirs. Ses montants droits forment des pilastres corinthiens. Par ailleurs, les pieds avant sont en griffes, tandis que les pieds arrière présentent trois boules décroissantes, dites en chapelet.
De plus, un granite noir de Belgique la coiffe. Enfin, elle a conservé tous ses bronzes dorés d’origine, ainsi que ses serrures trèfles et sa clef.
Quant aux bronzes dorés, les chapiteaux corinthiens portent des têtes d’oiseaux en saillie, des palmettes, des feuilles d’acanthe, des fleurs et des enroulements. Ils jouent d’ailleurs sur une belle alternance de mat et de bruni.
De même, des couronnes de feuilles finement ciselées ornent les boutons de tirage.

Constat d’état
Outre une forte insolation, le principal défaut tenait au côté gauche. En effet, deux fentes s’y étaient ouvertes, dues au retrait des planches du panneau. De plus, une pièce de hêtre massif remplaçait la plinthe basse gauche. Enfin, on notait quelques manques et éclats de placage, ainsi que des manques de griffes sur les pieds avant.














La restauration
D’abord, j’ai recollé le côté fendu et refait la plinthe manquante, plaquée d’acajou scié. Ensuite, j’ai restitué les manques de placage avec de l’acajou scié, raclé, poncé et mis à la bonne épaisseur avant collage.

Puis j’ai restitué en hêtre les manques de sculpture des pieds griffes, sans toucher à la patine. Après les avoir nettoyés, j’ai repris leur couleur à l’acrylique.

Pour finir, j’ai appliqué un vernis cerise au tampon, pour rendre à l’acajou une belle couleur. En revanche, j’ai simplement ciré les pieds. Par ailleurs, la maison ARTE a redoré les bronzes, et François Garnier a remis le marbre en état.








Pour voir les restaurations précédentes : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/
Vous pouvez retrouver ce meuble aux Antiquités Stéphane Guin


quel beau travail. Comme d’habitude, vous êtes un expert.