DIMENSIONS : H.71 L.104 P.52

Ce secrétaire à cylindre correspond parfaitement à ceux effectués par l’atelier de Nicolas petit entre 1770 et 1791, année de sa mort. En effet, à part quelques exceptions Nicolas PETIT exécutait essentiellement ce type de secrétaire en acajou mouluré reposant sur des pieds cannelés et à dessus de marbre blanc. Sobres, ils répondaient au goût de l’époque.
Il se compose de deux tiroirs en ceinture, de deux tablettes escamotables latérales, d’une tablette escamotable centrale qui est verrouillée lorsque l’abattant est fermé. L’intérieur est composé de deux tiroirs dont celui de droite comprend les compartiments à encrier et plumier. Les pieds et les moulures sont en acajou de Cuba, les tiroirs ainsi que le placage arrière et des cotés sont en acajou du Honduras ou des Antilles. L’abattant est plaqué avec un acajou moucheté. Le placage est appliqué sur du sapin et/ou du chêne. Les garnitures ont probablement été changées par des éléments du directoire comme nous le révèle d’anciens trous de poignées Louis XVI.

Nicolas Petit, Maître en 1761, ouvrit son atelier rue du Faubourg Saint-Antoine, sous l’enseigne « Au Nom de Jésus » Il y travailla pendant plus de trente ans, s’adapta sans problème à l’évolution des différents styles du XVIIIe siècle et acquit très vite une grande notoriété. Sa carrière débuta avec des commodes très raffinées de forme galbée de style Louis XV, des secrétaires, bureaux, petites tables, finement marquettés de branchages fleuris. Avec l’apparition du « goût grec » il s’inspira de l’art classique pour la décoration de ses meubles. Ses commodes Transition sont souvent ornées de bronze fait de deux urnes surmontées d’une draperie, d’autres sont marquettés de motifs géométriques ou de fleurs. Dans le style Louis XVI, il exécuta surtout des meubles en bois massif, qu’il ornait de panneaux laqués ou de mosaïques. Dans l’ensemble, les meubles de Nicolas Petit, aux décors simples et classiques, sont toujours de bon goût et fabriqués avec soin.
BIBLIOGRAPHY
- Nicolas Petit 1732-1791 – Anne Droguet – Perrin & fils, Editions de l’Amateur – 2001
- French Furniture of the 18th Century – Pierre Kjellberg – Les Editions de l'Amateur – 2008
- Cabinetmakers of the 18th Century – Count François de Salverte – Art and History Publishers – 1934

THE pied arrière gauche était cassé. Il avait déjà été recollé avec de la résine et des chevilles.
Pour le recoller et le consolider j’ai nettoyé au maximum les résidus de résine puis j’ai effectué le perçage de trois tourillons de quatre millimètres dans les joues de mortaise, et j’ai placé un tourillon de dix millimètres dans la partie comportant le plus de matière, derrière les deux tenons.
Le tout, collé à la colle de poisson.

Before restoration 
Broken foot 
Trace de résine époxy 
Ame fendue 
Eclat au niveau du verrouillage de l’abattant 
Alaise de l’abattant fendue 
Les baguettes se décollent 
Ame fendue

Bridage des fentes en contre-parement 
Collage du pied 
Démontage partiel 
Flipotage de la fente 
Défonçage de la tirette


To see previous restorations : https://ebenisterie-mathieuvath.fr/en-ce-moment-a-latelier/

Tres très beau travail, je suis content qu ol reste des perdonnes comme vous
cet art disparsit peut à peut, et c est dommage
Bravo