Commode Louis XVI estampillée J.L Cosson

Ebénisterie Mathieu Vath

Cette commode demi-lune d’époque Louis XVI est estampillée de l’ébéniste Jacques Laurent Cosson. Elle appartient à une production datant probablement de 1780 à 1790.  Elle constitue un témoignage exceptionnel du mobilier peint à la fin de l’Ancien Régime. Elle appartient à un corpus très restreint, dont on ne connaît actuellement que sept exemplaires. Les meubles peints français du XVIIIᵉ siècle, très recherchés, forment aujourd’hui l’un des champs les plus inventifs de l’ébénisterie parisienne à la veille de la Révolution. Cette commode, de forme galbée en demi-lune, repose sur quatre pieds fuselés […]

Commode Transition dans le goût de Topino

Ebénisterie Mathieu VATH

Il y a un mois, une jolie commode Transition est arrivée à l’atelier. Elle me fait penser au travail de l’ébéniste Charles TOPINO (vers 1742-1803) – maîtrise obtenue le 4 juillet 1773. Mais elle ne porte pas son estampille, ni aucune autre d’ailleurs. Preuve qu’un meuble de grande qualité n’a pas besoin d’estampille. Ses marqueteries pourraient très bien venir de l’atelier de Topino. Il vendait en effet des panneaux marquetés aux marchands merciers et à ses confrères, qui en habillaient leurs meubles. Cette commode peut donc être inspirée de Topino […]

Commode Mazarine

Ebénisterie Mathieu VATH

Cette semaine, retour sur la restauration d’une commode d’époque Louis XIV, une commode dite Mazarine. Mais d’où vient ce nom de « Mazarine » ? Eh bien, il semblerait qu’un premier exemplaire ait été fabriqué pour la fameuse bibliothèque Mazarine, tout simplement. L’illustre créateur de la commode n’est d’ailleurs autre qu’André-Charles Boulle lui-même. En 1708, pour la chambre de Louis XIV à Trianon, il révolutionne une forme de meuble : la commode. Elle doit son nom à son côté « commode », pratique, comparé aux coffres alors très répandus. Aujourd’hui présentées à Versailles, les deux […]

Armoire à outils – Le sculpteur

Mathieu Vath

Avec cette armoire à outils, je voulais explorer et mettre en pratique plusieurs pistes sur lesquelles je faisais des recherches. L’une d’elles : m’attaquer à la technique de marqueterie d’un célèbre ébéniste du XVIIIe siècle, David Roentgen. Cette « marqueterie à la mosaïque » consiste à découper une seule feuille de placage par sciage conique. On colore ensuite chaque pièce en la trempant dans une teinte choisie. Il y avait toutefois deux difficultés : le sciage conique, délicat sur un placage de 0,6 mm, et la coloration des bois. Quand je fais […]