Ce secrétaire à pan coupé Louis XVI, estampillé J.G. Schlichitg, est réalisé en placage de bois de rose, satiné (sur les côtés) et amarante, sur un bâti en chêne et résineux. Il s’ouvre par deux vantaux inférieurs, un abattant central et un tiroir supérieur. L’intérieur du meuble comprend six tiroirs et trois niches. Compte tenu de sa petite taille, 1,20 mètre, il peut être qualifié de secrétaire de Dame.


Jean-Georges Schlichtig († février 1782)
Jean-George Schlichtig est un ébéniste parisien d’origine germanique, reçu maître le 2 octobre 1765. Installé successivement rue du Faubourg-Saint-Antoine puis rue Saint-Nicolas, il exerce durant la période charnière marquant le passage du style Louis XV au style Louis XVI. Sa production, essentiellement composée de commodes, secrétaires, bureaux à cylindre, coiffeuses et meubles de rangement, se distingue par une exécution particulièrement soignée, caractérisée par l’emploi de placages en bois précieux (bois de rose, bois de violette, amarante, satiné ou palissandre), des compositions de marqueterie géométrique ou figurative d’une grande précision, ainsi que par l’utilisation de bronzes ciselés et dorés de haute qualité. Ses meubles témoignent d’une parfaite maîtrise des techniques de l’ébénisterie parisienne de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle et illustrent l’évolution des formes vers une esthétique plus rigoureuse et architecturée, propre au goût néoclassique. Plusieurs œuvres attribuées à Schlichtig sont associées à une clientèle aristocratique et royale, notamment à Marie-Antoinette, tandis que leur présence dans les collections publiques et sur le marché de l’art confirme l’importance de cet artisan parmi les ébénistes parisiens actifs sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Aprés sa mort en 1782, sa femme conservera son atelier et son activité jusqu’en 1787.
BIBLIOGRAPHIE
- Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle – Pierre Kjellberg – Les Editions de l’Amateur – 1989
- Les ateliers parisiens d’ébénistes et de menuisier aux XVIIe et XVIIIe siècles – Guillaume Janneau – Éditions Serg – 1975
- Les ébénistes français de Louis XIV à la révolution – Editions du Chêne – 1989 – Alexandre Pradere
Constat d’état
Ce meuble se trouvait dans un état relativement satisfaisant. Des éclats et des décollements de placage étaient présents, ce dernier se soulevant à certains endroits. De plus, les portes, l’abattant et le tiroir nécessitaient un ajustement et une remise en état de fonctionnement.














La restauration
Le travail de restauration a donc consisté à restituer les manques de placage par des pièces de placage neuf sciées, raclé, poncé et mis à la bonne épaisseur en contre parement avant collage à la colle chaude. L’ensemble des surfaces plaqué ont été réhydraté afin de garantir une régulation et une stabilité des colles pour le futur. La finition gomme laque à été allégée puis retravaillé avec une gomme laque incolore. Les bronzes ont été nettoyé par gel.






