Barbière Louis XVI/Directoire

Ebénisterie Mathieu Vath

Cette élégante barbière en acajou massif et plaqué date de la fin du XVIIIe siècle. Elle repose sur quatre pieds fuselés à roulettes et ouvre par trois tiroirs en façade. Au-dessus, une niche à plateau de marbre bleu turquin est encadrée de colonnes cannelées. Puis viennent deux tiroirs latéraux et un marbre coulissant à cuvette. Enfin, celui-ci découvre un miroir pivotant sur crémaillère, encadré de filets d’ébène et de laiton. Apparue sous Louis XVI, la barbière est un meuble de toilette pour homme. En effet, elle porte le broc et […]

Sellette Empire

Restauration d’une sellette dont les pieds et la structure sont en noyer, plaquée d’acajou flammé. Elle repose sur trois montants en colonnette, ornés de bagues de bronze et surmontés d’un plateau circulaire en marbre noir veiné. La restauration a consisté à resserrer le plateau fendu du piétement, à recoller les placages de chant et à poser quelques greffes. J’ai décapé les colonnes, fortement attaquées par les xylophages, puis je les ai traitées par anoxie statique. L’anoxie statique est un traitement insecticide par privation d’oxygène, ayant également une action sur les […]

Commode sauteuse Louis XV

Ebénisterie Mathieu VATH

La commode sauteuse a semble-t-il été inventée sous la Régence, entre 1705 et 1730, par l’ébéniste Charles Cressent. Elle se généralise ensuite sous Louis XV. Elle ne compte que deux tiroirs, ou deux rangs de tiroirs. Son corps est surélevé sur des pieds galbés mi-hauts : le corps occupe la moitié de la hauteur du meuble, les pieds l’autre moitié. L’observateur a ainsi l’impression que le meuble possède des pattes lui permettant de sauter comme une grenouille. La largeur offre des formes droites, galbées ou en arbalète. Le plateau en marbre suit la […]

Commode Empire aux Carquois

Ebénisterie Mathieu VATH

Cette semaine, voici quelques photos de la restauration de cette commode Empire plaquée de ronce d’acajou. Son originalité tient surtout à la qualité de ses bronzes. En effet, avec les colonnes des côtés, ils forment des carquois. Par ailleurs, les entrées de serrure figurent deux branches de laurier croisées, nouées d’un ruban. À l’origine, les bronzes étaient dorés au mercure, comme le montrent les taches de dorure au dos. Malheureusement, il ne reste que quelques traces sur la face visible. De plus, elle est d’autant plus singulière que je dois […]