Restauration d’un cartel à poser en marqueterie dite Boulle, d’écaille de tortue brune et de laiton, orné de bronzes ciselés et dorés. Il présente ainsi un coq monumental (emblème royal), un mascaron central à tête de satyre, des cariatides et deux colombes sous une coupole drapée. Par ailleurs, le mouvement porte la signature GRIBELIN.

Nicolas Gribelin
Nicolas Gribelin, fils d’Abraham Gribelin, Valet de Chambre-Horloger du Roi, naît à Blois le 27 novembre 1637. À la fin du XVIIe siècle, il compte d’ailleurs parmi les horlogers les plus renommés de son époque. En 1674, il devient horloger de Monsieur le Dauphin, le fils de Louis XIV. Puis, le 5 juin 1675, il obtient officiellement ses lettres de maîtrise. Ensuite, vers 1682, il installe un atelier rue de Bussy. De plus, Gribelin collabore souvent avec André Charles Boulle (1642-1732), qui crée les boîtiers de ses grandes horloges. Ainsi, en 1689, l’inventaire de la collection du Dauphin compte quatre horloges de Gribelin. Il meurt à Paris en 1719. Aujourd’hui, de grands musées conservent ses œuvres, notamment Versailles, le British Museum de Londres et le Metropolitan Museum of Art de New York.
Constat d’état
Comme souvent avec la marqueterie Boulle, une partie importante du laiton se décolle et quelques pièces manquent. En revanche, la structure reste en bon état, sauf le montant avant gauche, brisé au niveau d’un nœud du bois.
















La restauration
D’abord, nous avons recollé et renforcé le montant fragilisé pour consolider la structure. Ensuite, nous avons prédécoupé les éléments en laiton manquants. Puis nous avons réhydraté les colles sous vide et recollé toutes les surfaces plaquées. Enfin, nous avons appliqué un vernis à la gomme laque, puis remis en place les bronzes nettoyés.











