Lit empire

Ebénisterie Mathieu VATH

Le lit « bateau », avec sa courbure caractéristique, est une invention française apparue sous le Directoire, et qui a été très à la mode sous l’Empire et la Restauration. Très reconnaissable ici par les pieds en patte de lion. Le vernis sur ce lit était passé, on ne voyait plus la différence entre les deux acajous qui le composent. Un Acajou dit de Cuba (Swietenia mahogani) Cuba, colonie espagnole. Traces d’importation en Espagne à Séville dès 1519-1520. Utilisé par Philippe II entre 1563 et 1584 lors de la construction du Palais de l’Escorial. Utilisé aussi par les anglais, surtout au XIX ème siècle. A noter : les auteurs anciens, le juge de qualité inférieure à la provenance de St Domingue. Saint Domingue, colonie française dès la fin du XVII ème siècle. On peut dire que l’acajou utilisé en France au XVIII ème siècle provient en grande majorité de St Domingue.  Jamaïque, Bahamas : source principale des approvisionnements anglais depuis la seconde moitié du XVII ème siècle jusqu’à la fin de XIX ème siècle. Trace d’utilisation en 1680 lors de la construction du Château de Nottingham. Les importations deviendront importantes à partir de 1720-1730. Acajou dit du Honduras (Swietenia macrophylla) pour les panneaux Connu sous différents noms en fonction de ses provenances en Amérique centrale et au nord de l’Amérique du Sud. Moins bien considéré par les ébénistes, à cause de sa densité moindre et de sa porosité plus importante, il fut importé pendant les mêmes périodes que les autres acajous d’Amérique. Le plus gros du travail à donc été de le revenir, gros boulot, car beaucoup de surfaces à vernir. Mais avant cela il y avait quelques petites greffes ainsi que les panneaux à recoller.