Commode Louis XVI estampillé J.A BRUNS

Ebénisterie Matheu VATH

Cette semaine ce termine la restauration d’une commode Louis XVI estampillé J.A BRUNS. Elles est en chêne pour tous les éléments qui concernent le bâtis, excepté pour les panneaux de côté, les arrières de tiroirs, les façades de tiroirs ainsi que les deux fond de propreté qui eux sont en conifère. Elle est plaquée de bois de rose en frisage de papillon, et d’amarante pour les contours. Les fausses cannelures sont en buis et ébène, et il y a un filet en érable teinté vert qui compose les coins à la grec. Ont peut noter quelques apports de satiné suite à de précédentes restauration. Le marbre est un gris saint Anne. Cette commode est estampillé sur les montants avant droite et gauche avec une faible trace de JME sur le montant gauche. Jean-Antoine Bruns, a admis à sa maîtrise en 1782. Il a surtout développé ses activités au début du XIXe siècle, fournissant de nombreux dignitaires de l’Empire puis de la Restauration, époque à laquelle il devient ébéniste du Garde-Meuble royal. Avant la révolution, il commença sa carrière rue Saint-Nicolas où il travailla pour la cour en collaboration avec Riesener. Ses meubles, commodes demi lune, grandes armoires, secrétaires, chiffonniers… tous de style Louis XVI, de forme élégante, étaient soit recouverts de bois de placages à dessins géométriques soit simplement de placage d’acajou ou ornés de laque de Chine avec des décors de paysages. Il semble passer sans dommage la période révolutionnaire et participe à l’exposition de l’An VI (1798). Vers la fin de l’ère impériale, Bruns a fourni de grandes armoires d’acajou, des consoles de salon et des tables à jeu pour les appartements des grands officiers. Louis XVIII lui confier sa confiance et lui conféra même, en 1820, le titre d’ébéniste du roi. Il cessa son activité en 1824, laissant son atelier à son fils Louis qui reçu aussi le brevet de fournisseur de la Couronne : le Bazar Parisien de 1825 publia sa réclame pour  » la riche ébénisterie en bibliothèque, comptoirs de boutique et généralement tous les meubles de goût ». BIBLIOGRAPHIE Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle – Pierre Kjellberg – Les Editions de l’Amateur – 2008 Les ébénistes du XVIIIe siècle – Comte François de Salverte – Les éditions d’Art et d’Histoire – 1934 Les ateliers parisiens d’ébénisterie et de menuisier – Guillaume Panneau – Les Editions SERG – 1975 Constat d’état Pour ce qui concerne la structure du meubles, la dégradation la plus problématique était la désolidarisation des panneaux de côté avec les montant et les traverses hautes et basses. Celle ci due à un retrait dimensionnel et à la déshydratation des colles. Il manquait des planches de chêne sur le panneaux arrière, et l’ensemble des panneaux avaient subis un retrait dimensionnel, laissant des jours un peu partout. A part cela pas de bois vermoulu ou de manque de matière. Pour le placage qui était encore d’une épaisseur convenable, a part quelques manques de placages et surtout une déshydratation générale des colles, rien de bien méchant. La restauration Afin de pourvoir recollé les côté et de les réalésés un démontage complet à été nécessaire. Ce type de commode se démonte assez facilement en commençant par l’arrière. Une fois la commode entièrement démonté j’ai recollé les deux coté à la colle de poisson en comblant les manques due au retrait dimensionnel par du sapin. Ensuite j’ai réalisé les différentes opérations de restauration de la marqueterie en travaillant par infiltration de colle sous vide pour les deux côtés ainsi que les façades de tiroirs. Les manques de placages ont été comblés par du placage sciée de bois de rose et d’amante préalablement raclé, poncé, rempli oxydé et mis à la bonne épaisseur puis collés à la colle chaude. Tous les éléments ont ensuite été ré-assemblés et collé à la colle de poisson ou chevillé pour l’arrière. Les tiroirs, coulisses et coulisseaux ont été réajustés et mis en bon état de fonctionnements, ainsi que les serrures. La commode été décapée et nettoyé, puis très légèrement égrainée et remplie à la ponce. Finition au vernis tampon incolore. Les bronzes ont été nettoyé et reposé avec les clous d’origine.